03/04/2026
Présentés le 2 avril 2026 à Bercy par Roland Lescure et Maud Bregeon, les nouveaux appels d’offres pour les énergies renouvelables traduisent concrètement les ambitions de la 3e programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Attendus par les filières, ils visent à accélérer la décarbonation dans un contexte de forte volatilité des prix énergétiques.
L’éolien en mer s’impose comme la priorité. Une procédure unique regroupe les 9e et 10e appels d’offres, couvrant sept zones (Fécamp, Bretagne, Oléron, Méditerranée). L’objectif est clair : atteindre 15 GW en 2035 puis 45 GW en 2050, contre 2 GW aujourd’hui. Le gouvernement mise sur 37 milliards d’euros de retombées économiques et environ 1 500 emplois directs.
Pour l’éolien terrestre, la stratégie privilégie le renouvellement des parcs existants. Plus compétitifs et mieux acceptés localement, ces projets doivent permettre d’atteindre 31 GW en 2030 (contre 25 GW aujourd’hui). Un premier appel d’offres de 800 MW est attendu dès mai, suivi d’une seconde vague en septembre.
Pour le solaire, avec 30 GW installés, le photovoltaïque vise 48 GW en 2030. Deux axes structurent les futurs appels d’offres :
Pour David Gréau, ces annonces apportent « de la visibilité », même si les modalités restent à préciser.
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Les appels d’offres intègrent des critères de résilience, favorisant des chaînes d’approvisionnement européennes et diversifiées. À la clé : 1,5 milliard d’euros d’investissements et près de 4 000 emplois attendus.
Une clause de revoyure en 2027, ainsi que les conclusions de la mission Lévy-Tuot, pourraient toutefois faire évoluer cette trajectoire.
En synthèse : ces appels d’offres envoient un signal positif aux filières, avec une priorité nette donnée à l’éolien en mer et au solaire. Reste à sécuriser un cadre stable pour transformer ces ambitions en projets concrets.
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