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GENERALES

Cycl’Eau : solutions pour l’eau

26/09/2026

Cycl’Eau : solutions pour l’eau

Ressource sous pression, réseaux à moderniser, villes confrontées à la chaleur : les défis de l’eau ne sont plus théoriques. Les 30 septembre et 1er octobre, Cycl’Eau réunira au CO’Met d’Orléans collectivités, industriels et experts pour confronter les solutions aux réalités du terrain.

 

Pour sa deuxième édition à Orléans, Cycl’Eau veut mettre l’accent sur l’opérationnel. Pendant deux jours, les halls 1 et 2 du CO’Met seront consacrés aux principaux défis de la filière : raréfaction de la ressource, sobriété des usages, gestion des eaux pluviales, performance des réseaux et adaptation des infrastructures au changement climatique.

 

Passer du constat à l’action

 

Le changement climatique impose désormais de revoir les pratiques de gestion de l’eau. Cycl’Eau entend mettre en avant les réponses qui peuvent être déployées à l’échelle des territoires. Réduction des consommations industrielles, valorisation des eaux pluviales, partage de la ressource entre usages : les conférences et ateliers s’attacheront à confronter les enjeux aux solutions disponibles.

 

Les réseaux constituent un autre point de tension. Réduire les pertes, prolonger la durée de vie des infrastructures et maîtriser les coûts obligent les collectivités à faire évoluer leurs pratiques. Capteurs, données et intelligence artificielle seront notamment abordés à travers des applications concrètes : détection des fuites, surveillance des réseaux, optimisation du pilotage et aide à la décision.

 

Quand l’eau rencontre la chaleur

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L’adaptation des villes sera également au programme. Le 30 septembre à 16 heures, un atelier réunira les enjeux liés aux îlots de chaleur urbains, à la désimperméabilisation des sols et à la gestion des eaux pluviales. Des sujets qui convergent désormais dans les stratégies d’aménagement et d’adaptation des territoires.

 

Le 1er octobre à 11 heures, le salon déplacera le regard vers les compétences. Métiers, formations et renouvellement des effectifs seront au cœur d’un atelier consacré aux femmes et aux hommes de la filière, dans un secteur qui doit accompagner l’évolution rapide de ses besoins.

 

Un rendez-vous régional à portée opérationnelle

 

Soutenu par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, la Région Centre-Val de Loire, Orléans Métropole, le BRGM et le Pôle Aquanova, Cycl’Eau s’appuie également sur un réseau de partenaires professionnels : ASTEE, Cercle français de l’eau, Les Canalisateurs, Office International de l’Eau, ADOPTA et Soltena.

 

Sur les espaces d’exposition, les professionnels retrouveront une offre couvrant l’ensemble de la chaîne de l’eau : eau potable, assainissement, eaux pluviales, traitement, instrumentation, données, maintenance, ingénierie et gestion de la ressource.

 

À Orléans, Cycl’Eau entend ainsi confronter deux réalités : des territoires qui doivent adapter rapidement leurs pratiques et une filière qui cherche à transformer l’innovation en solutions concrètes. L’enjeu de cette édition 2026 sera moins de dresser un nouvel état des lieux que de montrer comment agir.

 

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GENERALES

Renouveler les réseaux

25/09/2026

Renouveler les réseaux

À l’occasion de son premier déplacement depuis son élection à la présidence des Canalisateurs, Christophe Ruas s’est rendu en Normandie pour échanger avec les acteurs régionaux de l’eau. Au cœur des discussions : le vieillissement des réseaux, les besoins de renouvellement et les conséquences du report des travaux.

 

Le calendrier était symbolique. Pour son premier déplacement depuis son élection à la présidence des Canalisateurs, Christophe Ruas a choisi la Normandie. Accompagné de Leslie Laroche, il est venu à la rencontre des professionnels et des acteurs locaux de l’eau pour évoquer l’un des défis majeurs de la filière : le renouvellement des réseaux vieillissants.

 

Sur le terrain, les professionnels ont déjà trouvé une formule pour résumer la situation : le « papy-boom des réseaux ». Une expression qui traduit une réalité devenue difficile à ignorer : une partie des infrastructures arrive progressivement à un âge où les besoins de renouvellement se multiplient.

 

Le coût de l’attentisme en question

 

Pour Les Canalisateurs, le débat ne peut toutefois pas se résumer à une question de volume d’investissement. Combien faut-il investir ? Où faut-il le faire ? Et à quel moment ?  Ces interrogations sont au cœur des travaux actuellement menés par l’organisation professionnelle sur le coût de l’inaction.

 

Car différer un chantier de renouvellement ne fait pas disparaître le besoin. Le vieillissement des réseaux peut, au contraire, conduire à une augmentation des risques de défaillance et rendre les interventions futures plus complexes. L’enjeu consiste donc à mieux anticiper les besoins et à hiérarchiser les investissements afin d’intervenir au moment le plus pertinent. Une problématique particulièrement importante pour les collectivités et les gestionnaires de réseaux, confrontés à des arbitrages permanents en matière d’investissement.

 

Une filière réunie autour de la même table

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La rencontre normande a réuni un large éventail d’acteurs : maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, entreprises, représentants de l’Agence de l’eau et professionnels du secteur.

 

L’objectif était de confronter les expériences et les contraintes de chacun. Car si le vieillissement des réseaux constitue un constat partagé, les réponses à apporter dépendent aussi des réalités locales, des infrastructures existantes et des capacités d’investissement des territoires. Cette journée a également permis à la nouvelle présidence des Canalisateurs de prendre le pouls du terrain et d’échanger directement avec ceux qui interviennent quotidiennement dans la gestion et le renouvellement des réseaux.

 

Une tournée des territoires annoncée

 

La Normandie ne devrait pas rester une étape isolée. Les Canalisateurs souhaitent désormais multiplier ces rencontres régionales afin de poursuivre le dialogue avec les professionnels et les décideurs au plus près des territoires.

 

Christophe Ruas a salué la mobilisation de Régis Binet, président de la FRTP Normandie, de Frédéric Richardon, délégué régional, ainsi que de ses adjoints Damien Barruet et Olivier Ciubucciu. Il a également remercié Ludovic Genet, Marion Reulet, Matthieu Jacotot, Valentina Gaviria Santos et Nadia Abidi, qui ont contribué à la richesse des échanges.

 

Avec cette première étape normande, Les Canalisateurs entendent ainsi installer un dialogue régulier avec les acteurs locaux. Une démarche qui intervient alors que la question du renouvellement des infrastructures d’eau s’impose progressivement comme un enjeu de long terme.

 

Après la Normandie, d’autres régions doivent désormais accueillir ces rencontres. Une manière, pour la profession, de rappeler que l’avenir des réseaux se joue aussi dans les décisions prises aujourd’hui.

 

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GENERALES

DIG tour : Risa - Scrap’Air

25/09/2026

DIG tour : Risa - Scrap’Air

Les 24 et 25 septembre 2026, la carrière ELG du groupe Roger Martin, à Saint-Bonnet-de-Mure, a accueilli la dernière étape du Dig Tour 2026. Pendant deux journées, les professionnels des travaux publics se sont retrouvés autour des machines, des nouveautés et, surtout, de démonstrations réalisées directement sur le terrain.

 

Pour cette étape lyonnaise, fidèle à l’ADN du Dig Tour, les engins n’étaient pas simplement exposés. Pelles, mini-pelles, chargeuses, équipements et solutions dédiés aux travaux publics ont évolué dans la carrière, permettant aux visiteurs de découvrir leur comportement dans des conditions proches de celles rencontrées quotidiennement sur les chantiers.

 

À Saint-Bonnet-de-Mure, les constructeurs, distributeurs et équipementiers ont ainsi pu présenter leurs solutions, réaliser des démonstrations et échanger directement avec les utilisateurs. Les visiteurs ont pu observer les performances des machines, poser leurs questions aux spécialistes et, pour certains matériels, prendre eux-mêmes les commandes.

 

Cette édition lyonnaise a également permis de découvrir plusieurs nouveautés et évolutions techniques. Parmi les rendez-vous proposés figuraient notamment les présentations de MAGSI, avec son panier à godets pour excavatrices, d’Eloy Water, avec son nouveau filtre compact Bio-Perco®, ou encore de Rototilt, qui profitait de l’étape lyonnaise pour célébrer les 40 ans du tiltrotateur.

 

Sur le stand de Risa, spécialiste des matériels pour la construction des réseaux souterrains et aériens, les visiteurs ont notamment pu découvrir une foreuse lève-poteaux, une trancheuse ainsi qu’une aspiratrice-excavatrice LONGO équipée d’outils Scrap’Air incontournables pour intervenir à proximité des réseaux.

 

La formation et les métiers également au rendez-vous. Le Pôle Emploi & Construction a permis aux visiteurs de s’informer sur les métiers, la formation et le recrutement dans le BTP. Plusieurs acteurs de la formation et de la construction étaient réunis autour de cet espace, avec notamment Vinci Construction, Constructys, le BTP CFA Auvergne-Rhône-Alpes, l’École des TP de Bourgogne-Franche-Comté et le lycée de maintenance des matériels Georges Charpak.

 

Cette ultime rencontre de la saison aura permis au roadshow de retrouver son terrain historique lyonnais et de conclure une nouvelle année placée sous le signe des démonstrations, des essais et des échanges professionnels. Une nouvelle page s’écrira désormais pour la prochaine édition, avec la même ambition : faire découvrir les matériels TP autrement,  sur le terrain et en action.

 

 

 

 

GENERALES MATERIELS

SADE renforce son ancrage

24/09/2026

SADE renforce son ancrage

SADE annonce l’acquisition de Font TP Martinaud, entreprise spécialisée dans les réseaux enterrés (humides et secs) et les ouvrages associés, implantée à Larajasse, dans le Rhône (69). Cette opération marque une nouvelle étape dans le développement de SADE, filiale spécialisée dans le cycle de l’eau du groupe NGE, qui vise à renforcer son ancrage territorial dans le triangle régional « Lyon – Roanne – Saint-Étienne ».

 


Une entreprise plus que centenaire, acteur du patrimoine économique local

 

Créée en 1920, soit deux ans après SADE, Font TP Martinaud est une entreprise familiale à fort ancrage local, reconnue pour son expertise dans les réseaux humides et secs, les stations d’épuration et de relevage, la voirie et les terrassements, ainsi que la démolition et le recyclage des déblais.

 

Implantée dans le Rhône, Font TP Martinaud intervient à 65 % sur des marchés publics et à 35 % auprès des particuliers et des industriels. Forte de ses 31 collaborateurs et réalisant un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros, Font TP Martinaud s’appuie sur un savoir-faire reconnu et sur des relations durables avec ses clients et partenaires.

 

Un maillage territorial renforcé en région Auvergne-Rhône-Alpes

 

L’intégration de Font TP Martinaud vient consolider l’ancrage de la Direction régionale SADE Centre-Est, et plus particulièrement celui de son agence de Montagny, implantée dans la Loire. Cette opération s’inscrit dans la stratégie de croissance externe de NGE dans le cycle de l’eau.

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Font TP Martinaud conservera son implantation et ses équipes opérationnelles, tout en bénéficiant des moyens humains et matériels ainsi que des expertises techniques en ingénierie de SADE et du groupe NGE.

 

« L’arrivée de Font TP Martinaud au sein de SADE constitue une belle opportunité de renforcer notre présence dans l’Ouest lyonnais, aux côtés d’une entreprise reconnue pour son savoir-faire, son professionnalisme et la qualité de ses relations avec ses clients. Nous sommes heureux d’accueillir ses équipes et de construire avec elles des synergies concrètes avec nos agences locales. Ensemble, nous allons poursuivre le développement de nos activités dans le cycle de l’eau, au service des territoires et de nos clients. » Sylvain Camilla, Directeur général adjoint France, SADE

 

 

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GENERALES

RSP France passe à l’action

24/09/2026

RSP France passe à l’action

RSP France vient de franchir une nouvelle étape dans son développement avec le lancement officiel des travaux d’extension de son atelier. Pour marquer le début de ce projet, une cérémonie symbolique de pose de la première pierre a réuni les principaux acteurs impliqués dans cette nouvelle réalisation.

 

À cette occasion, la direction de RSP, venue spécialement d’Allemagne, a fait le déplacement pour partager ce moment avec les équipes de RSP France. Les architectes en charge du projet ainsi que des représentants de la mairie étaient également présents aux côtés des collaborateurs de l’entreprise.

 

Un projet qui accompagne le développement de RSP France

 

Au-delà de la dimension symbolique de cette première pierre, cette cérémonie constitue une étape importante pour RSP France. L’extension de l’atelier s’inscrit dans une dynamique de développement du site et vient accompagner les perspectives d’évolution de l’entreprise. Ce nouveau projet traduit également la volonté de RSP de poursuivre son développement en France, tout en préparant le site à une nouvelle phase de son activité.

 

« Cette première pierre représente une étape particulièrement importante pour RSP France. Elle symbolise à la fois le chemin parcouru et notre volonté de préparer l’avenir. Cette extension va permettre à notre site d’évoluer et d’accompagner durablement le développement de nos activités. C’est également un projet collectif, porté par nos équipes et par l’ensemble de nos partenaires. Nous sommes heureux de pouvoir aujourd’hui concrétiser cette nouvelle étape », souligne Marc Moebs, Directeur Général de RSP France.

Un nouveau chapitre pour le site français

Avec le démarrage des travaux, une nouvelle page s’ouvre désormais pour RSP France. La pose de la première pierre constitue le point de départ d’un chantier qui transformera progressivement le site et dont les différentes étapes pourront être suivies au fil des prochains mois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GENERALES MATERIELS

Transmettre sans délocaliser

23/09/2026

Transmettre sans délocaliser

Notre coup de cœur : Le fonds Transmission Ouest Partage (TOP) a pour ambition d’accompagner les opérations de transmission de PME dans les Pays de la Loire et en Bretagne, tout en favorisant le développement de l’actionnariat salarié.

 

Le lancement de la commercialisation de ce nouveau fonds avait été annoncé à Nantes, à l’occasion du Club Turenne Partenaires, qui avait réuni une vingtaine d’acteurs de l’écosystème régional, parmi lesquels des avocats, des banquiers, des conseils en fusions-acquisitions, des conseillers en gestion de patrimoine et d’autres partenaires.

 

Porté par Turenne Groupe, le fonds s’appuie sur une conviction : les opérations de transmission constituent un levier pour maintenir les centres de décision des entreprises dans les territoires et permettre aux salariés de participer davantage à la création de valeur.

 

Des tickets de 2 à 5 millions d’euros

 

Selon les éléments communiqués lors du lancement, plus de 1 600 PME des Pays de la Loire et de Bretagne devraient être concernées par un changement de mains dans les prochaines années. Un volume qui fait de la transmission d’entreprise un enjeu important pour l’économie régionale.

 

Dans ce contexte, Transmission Ouest Partage entend accompagner les dirigeants dans leurs opérations de passage de témoin. Le fonds prévoit d’investir des tickets compris entre 2 et 5 millions d’euros dans les opérations de transmission.

 

Autre axe mis en avant : l’actionnariat salarié. Le fonds souhaite encourager la mise en place de dispositifs permettant aux salariés d’être associés à la création de valeur, dans la continuité des engagements de Turenne Groupe sur ce sujet.

 

Avec ce nouveau véhicule d’investissement, ses promoteurs souhaitent ainsi contribuer au maintien des PME dans leur territoire lors des changements de génération ou d’actionnariat. L’objectif affiché : accompagner la transmission des entreprises de l’Ouest sans les voir quitter leur région d’implantation.

 

Pour en savoir plus sur le fonds 👉 cliquez ici

 

 

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GENERALES

La contestation s’intensifie

22/09/2026

La contestation s’intensifie

Alors que l’État instruit le dossier de déclaration d’utilité publique du projet de ligne aérienne à 400 000 volts entre Fos-sur-Mer et Jonquières-Saint-Vincent, la contestation s’intensifie. À Arles, près de 2 000 personnes selon les organisateurs ont manifesté contre une infrastructure jugée nécessaire par RTE pour sécuriser le réseau électrique régional et accompagner la décarbonation du bassin industriel de Fos-Berre.

 

La mobilisation avait valeur de symbole. Samedi 19 septembre, le théâtre antique d’Arles a accueilli un rassemblement organisé par le collectif Stop THT 13/30 contre le projet de ligne à très haute tension (THT) porté par RTE entre le Gard et les Bouches-du-Rhône.

 

Pour les opposants, le calendrier n’est pas anodin. La procédure de déclaration d’utilité publique (DUP) étant désormais engagée, ils entendent faire entendre leurs arguments avant une décision administrative qui doit permettre au projet de franchir une nouvelle étape.

 

« C’était la manifestation de la dernière chance », résume Jean-Luc Moya, administrateur de la Fédération Nature Environnement (FNE) des Bouches-du-Rhône et membre du collectif Stop THT 13/30. Selon les organisateurs, environ 2 000 personnes ont participé au rassemblement.

 

Une liaison de 65 kilomètres

 

Le projet prévoit la construction d’une ligne aérienne de 400 000 volts reliant le poste électrique de Jonquières-Saint-Vincent, dans le Gard, au secteur de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. D’une longueur d’environ 65 kilomètres, l’infrastructure représente un investissement estimé à près de 400 millions d’euros.

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Son objectif affiché est double : renforcer la sécurité d’alimentation électrique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et répondre à l’augmentation attendue des besoins liée notamment à la transformation du tissu industriel de Fos-Berre. RTE met en avant les demandes de raccordement actuellement recensées sur le territoire. Elles représenteraient plus de 6 000 MW dans différents secteurs, notamment l’industrie, les transports, le bâtiment et l’artisanat.

 

À titre de comparaison, le gestionnaire du réseau estime que cette puissance correspond à l’ordre de grandeur de la consommation instantanée actuelle de l’ensemble de la région Paca. Le projet s’inscrit ainsi dans le contexte de la réindustrialisation du bassin de Fos-Berre et des ambitions de décarbonation de l’un des principaux pôles industriels du sud de la France.

 

Les opposants défendent une ligne enterrée

 

Le collectif Stop THT 13/30 conteste toutefois le choix d’une infrastructure aérienne et propose une alternative : une liaison enterrée à 200 000 volts qui emprunterait les berges des digues du Rhône. Pour les associations mobilisées, cette solution permettrait notamment de réduire l’emprise du projet sur les terres agricoles et de limiter ses effets sur les espaces naturels traversés.

 

« Enterrée sur le domaine public, elle présente l’avantage de ne consommer aucune terre agricole et de ne pas avoir d’impact sur la biodiversité », affirme Jean-Luc Moya. Le collectif remet par ailleurs en question les arguments avancés par RTE pour écarter cette hypothèse. Il s’appuie notamment sur une tierce expertise réalisée par CentraleSupélec dans le cadre du débat public, dont les conclusions ont, selon les opposants, considéré la solution d’enfouissement comme techniquement pertinente.

 

Un débat qui dépasse le seul choix technologique

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Au-delà du choix entre ligne aérienne et liaison enterrée, le dossier cristallise des enjeux contradictoires dans les territoires concernés. Pour RTE, la création de nouvelles capacités de transport est liée à l’évolution des besoins électriques et aux projets industriels envisagés autour de Fos-Berre. Pour les opposants, la réalisation de l’infrastructure doit davantage prendre en compte les conséquences du projet sur les terres agricoles, les paysages et la biodiversité, ainsi que les solutions alternatives susceptibles d’être mobilisées.

 

« Il était important de montrer notre mécontentement à ce moment clé. Nous sommes à la veille de la déclaration d’utilité publique, DUP d’un projet que nous contestons », souligne Jean-Luc Moya.

 

L’État doit désormais poursuivre l’instruction du dossier. La procédure de DUP constituera une étape déterminante pour la suite du projet, alors que les associations opposées à la ligne entendent continuer à défendre leur scénario alternatif.

 

ENCADRÉ — L’alternative défendue par Stop THT 13/30

 

Le collectif propose une liaison de 200 000 volts enterrée le long des digues du Rhône. Il estime que cette option permettrait de limiter l’occupation de terres agricoles et les incidences sur les milieux naturels. Les opposants invoquent notamment les conclusions d’une tierce expertise menée par CentraleSupélec dans le cadre du débat public, qu’ils considèrent comme favorables à la faisabilité technique de cette solution.

 

RTE, de son côté, maintient son projet de ligne aérienne à 400 000 volts, présenté comme nécessaire pour répondre aux besoins futurs du réseau et accompagner les projets industriels et de décarbonation du bassin de Fos-Berre.

 

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CHANTIERS GENERALES

La Guyane au cœur des réseaux

21/09/2026

La Guyane au cœur des réseaux

Du 20 au 24 septembre 2026, Cayenne devient un point de rencontre pour les spécialistes des télécommunications de la Caraïbe et du nord de l’Amérique du Sud. Au programme : résilience des réseaux face aux catastrophes naturelles, intelligence artificielle, réglementation et coopération régionale. La Guyane entend également profiter de ce rendez-vous pour présenter son projet de câble sous-marin Lum@link.

 

Quand un ouragan frappe, que des inondations paralysent un territoire ou qu’une infrastructure stratégique est endommagée, maintenir les communications peut devenir une urgence absolue. Dans une région particulièrement exposée aux phénomènes climatiques extrêmes, la question de la résistance des réseaux télécoms occupe donc une place centrale dans les échanges organisés à Cayenne.

 

L’enjeu est double : préserver les infrastructures mais aussi être capable de rétablir rapidement les communications lorsque survient une catastrophe. Les systèmes permettant d’alerter les populations font également partie des priorités évoquées par les professionnels réunis en Guyane.

 

Anticiper plutôt que reconstruire

 

Pour les acteurs régionaux, ces échanges doivent permettre de tirer les enseignements des expériences menées dans les différents territoires. L’objectif est notamment de mieux anticiper les conséquences des catastrophes et de construire des réseaux capables de continuer à fonctionner dans des conditions particulièrement difficiles. Cette coopération pourrait également passer par une meilleure coordination des réglementations.

 

Vers des règles partagées dans la région ?

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Avec l’essor des communications satellitaires et de l’intelligence artificielle, les autorités sont confrontées à des technologies qui évoluent rapidement. Plutôt que de développer des cadres réglementaires totalement différents d’un territoire à l’autre, certains participants défendent l’idée d’une approche davantage harmonisée.

 

Cette réflexion concerne aussi les usages de l’intelligence artificielle. Universitaires et responsables publics s’interrogent notamment sur la manière d’encadrer ces technologies, tout en garantissant la protection des citoyens et une utilisation responsable des nouveaux outils numériques. La dimension universitaire apporte ainsi un autre éclairage aux discussions : au-delà des infrastructures et de la réglementation, c’est l’impact de la révolution numérique sur les sociétés et les politiques publiques qui est au cœur des débats.

 

La Guyane veut renforcer sa place dans le réseau régional

 

Pour la Guyane, cette rencontre revêt une importance particulière. Devenue membre associée de l’Union caribéenne des télécommunications en mai dernier, elle entend désormais renforcer sa présence au sein de cet espace régional.

 

La Collectivité territoriale de Guyane profite notamment de l’événement pour mettre en avant Lum@link, son projet de câble sous-marin destiné à améliorer la connexion du territoire aux réseaux internationaux. Cette future infrastructure doit relier la Guyane à l’Europe en passant par le Brésil. Elle constitue un élément important de la stratégie de connectivité du territoire et pourrait contribuer à renforcer ses échanges numériques avec l’extérieur.

 

Un même défi : mieux connecter les territoires

 

Derrière les différentes thématiques abordées à Cayenne se dessine une même ambition : rendre les infrastructures numériques plus solides, mieux coordonnées et capables de répondre aux transformations technologiques.

 

Pour les territoires caribéens, confrontés à la fois aux risques naturels et à une accélération des usages numériques, la coopération apparaît comme un levier pour relever ces défis communs.

 

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GENERALES

Cap sur le compact

21/09/2026

Cap sur le compact

Manitou Group et HD Construction Equipment annoncent la signature d’un accord de partenariat de distribution croisée portant sur plusieurs gammes d’équipements de construction. Une alliance qui doit permettre aux deux groupes d’élargir leurs catalogues respectifs et d’accélérer leur développement sur le marché mondial des matériels compacts.

 

Manitou Group, spécialiste mondial de la manutention, de l’élévation de personnes et du terrassement, et HD Construction Equipment, acteur de l’équipement de construction présent sur un portefeuille d’activités allant des moteurs aux services après-vente, renforcent leur coopération à travers un accord de distribution croisée.

 

L’objectif de ce partenariat est double : permettre à Manitou Group d’élargir son offre dans le domaine des équipements compacts tout en donnant à HD Construction Equipment accès au savoir-faire de Manitou en matière d’ingénierie et de fabrication.

 

Des produits HD Construction Equipment distribués sous les marques Manitou et GEHL

 

Dans le cadre de l’accord, Manitou Group intégrera à son portefeuille certaines lignes de produits développées par HD Construction Equipment. Ces équipements seront commercialisés à l’international sous les marques Manitou et GEHL, en s’appuyant sur le réseau mondial de concessionnaires du groupe.

 

Ce réseau assurera également le support produit et les services associés, permettant à Manitou Group de compléter son offre existante avec de nouvelles solutions dédiées au marché de la construction compacte.

 

Pour HD Construction Equipment, le partenariat prévoit une démarche réciproque. L’entreprise pourra s’appuyer sur les capacités d’ingénierie et de fabrication de Manitou Group dans le segment des équipements compacts afin d’enrichir son propre catalogue. Les produits concernés seront distribués par son réseau mondial.

 

Un objectif de 5 % du chiffre d’affaires de Manitou Group à horizon 2030

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Au-delà de l’élargissement des gammes, l’accord constitue un levier de croissance pour Manitou Group. Le groupe indique que cette nouvelle activité a pour ambition de représenter 5 % de son chiffre d’affaires d’ici 2030.

 

« Cet accord s'inscrit pleinement dans notre feuille de route stratégique visant à accélérer notre croissance sur les gammes d'équipements compacts », déclare Sylvain Blaise, directeur général de Manitou Group. Selon lui, la mise en commun des capacités industrielles et d’innovation des deux entreprises doit permettre d’élargir les lignes de produits et de renforcer la valeur proposée aux concessionnaires et aux clients du groupe à l’échelle internationale.

 

Du côté de HD Construction Equipment, Jaeyoung Moon, directeur général, souligne que l’accord doit aller au-delà du seul enrichissement des catalogues. Le partenariat doit notamment permettre au constructeur de développer sa présence sur le marché mondial et de renforcer la compétitivité de ses produits compacts.

 

Une stratégie fondée sur la complémentarité

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Avec cet accord de distribution croisée, les deux entreprises cherchent ainsi à tirer parti de la complémentarité de leurs gammes, de leurs capacités industrielles et de leurs réseaux de distribution. Pour Manitou Group, l’enjeu consiste notamment à accélérer le développement de son activité dans les équipements compacts en s’appuyant sur son réseau de concessionnaires et sur les marques Manitou et GEHL. HD Construction Equipment entend, de son côté, élargir son offre et renforcer sa couverture internationale.

 

Ce partenariat marque ainsi une nouvelle étape dans la stratégie des deux groupes sur le marché mondial des équipements de construction compacts, dans un contexte où l’élargissement des gammes et la capacité à proposer des solutions complètes constituent des leviers de développement pour les constructeurs.

 

 
Cliquez-ici pour lire le communiqué de presse

GENERALES MATERIELS

Pompage-turbinage

20/09/2026

Pompage-turbinage

EDF investit 143 millions d’euros dans la transformation du site hydroélectrique du Saut-Mortier, dans le Jura. Le projet doit permettre de relier trois retenues et de multiplier par cinq leur capacité de stockage d’énergie. Les travaux sont prévus jusqu’en 2031.

 

Dans le Jura, EDF engage un chantier majeur pour renforcer les capacités françaises de stockage de l’électricité. Sur le site du Saut-Mortier, le groupe prévoit d’investir 143 millions d’euros afin de développer une station de transfert d’énergie par pompage (STEP).

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Présenté comme le seul chantier de STEP actuellement en cours en France, le projet doit transformer le fonctionnement de cet aménagement hydroélectrique. Les travaux, programmés entre 2026 et 2031, doivent associer trois retenues : Coiselet, Saut-Mortier et Vouglans.

 

Une STEP sur trois niveaux

 

Le principe repose sur le pompage-turbinage. Lorsque l’électricité est disponible, elle est utilisée pour remonter de l’eau vers un réservoir situé plus haut. Lorsque le réseau en a besoin, cette eau redescend à travers des turbines afin de produire de l’électricité.

 

Au Saut-Mortier, EDF prévoit d’organiser ce fonctionnement sur trois niveaux. L’eau pourrait ainsi être transférée progressivement de Coiselet vers Saut-Mortier, puis vers Vouglans.

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EDF présente cette configuration comme une STEP à trois niveaux, qui doit faire du site la septième STEP de France une fois les travaux achevés. La qualification de « première STEP à trois niveaux en France » correspond toutefois à la présentation du projet et ne constitue pas, à ce stade, une classification réglementaire indépendante.

 

Une capacité de stockage multipliée par cinq

 

L’objectif affiché est de faire passer la capacité de stockage associée aux trois retenues de 50 à 250 GWh. Cette augmentation doit renforcer la flexibilité du système électrique. Les STEP permettent en effet de stocker temporairement de l’énergie lorsque la production est abondante, puis de la restituer lorsque la demande augmente.

 

Cette fonction prend une importance particulière avec la progression des énergies renouvelables variables, comme l’éolien et le solaire. Le stockage hydraulique permet notamment de décaler dans le temps une partie de l’électricité disponible.

 

Un chantier jusqu’en 2031

 

Avec ses 143 millions d’euros d’investissement, le projet du Saut-Mortier s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution du système électrique français. Plutôt que de construire uniquement une nouvelle infrastructure, EDF mise ici sur l’articulation de trois retenues existantes pour accroître les capacités de stockage.

 

Si le calendrier annoncé est respecté, le site devrait disposer à l’horizon 2031 d’une capacité de stockage portée à 250 GWh. Le Saut-Mortier deviendrait ainsi un nouvel élément des capacités françaises de stockage et de flexibilité du réseau électrique.

CHANTIERS GENERALES

Le CERIB crée Hydr’eval

18/09/2026

Le CERIB crée Hydr’eval

Impliqué depuis de nombreuses années dans les essais liés à l’assainissement et disposant d’une plateforme d’essais sur son site en Eure-et-Loir, le CERIB confirme son expertise par la création, en 2026, d’un pôle Hydr’éval dédié aux essais « traitement, collecte, transport, stockage » de l’eau.

 

Le CERIB a en effet diversifié ses activités d’essais pour répondre aux besoins de caractérisation des différents produits impliqués dans le cycle de l’eau. Assainissement non collectif, mais aussi caniveaux, tuyaux, tampons, séparateurs de boues et liquides légers… ; tous ces produits interviennent dans l’une des étapes liées au traitement, transport, stockage et réutilisation des eaux usées et eaux de pluie.

 

L’exemple des essais sur les séparateurs d’hydrocarbures

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Les essais réalisés sur les séparateurs d’hydrocarbures constituent un exemple concret de cette activité. Ces produits sont un maillon important dans le cycle de traitement des eaux résiduaires.

 

Installés le plus couramment à proximité des stations-service, des aires de stationnement ou dépôts de carburant, ces séparateurs permettent de séparer et retenir les liquides plus légers que l’eau (huiles, hydrocarbures, graisses minérales) avant le rejet de l’eau dans le réseau d’assainissement et dans le milieu naturel.

 

Cette action de rétention permet de :

  • protéger les réseaux d’assainissement,
  • éviter la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques,
  • respecter les réglementations environnementales.

 

Les essais sur ces produits vont permettre de confirmer leurs caractéristiques fonctionnelles (capacité de stockage, définition de la taille nominale, efficacité hydraulique), leur comportement structurel (essai sous presse ou sous remblai) ainsi que leur durabilité (résistance aux attaques chimiques des surfaces internes).

 

Schéma de principe de l’essai d’efficacité sur séparateur à hydrocarbures (injection fioul dans le dispositif en entrée et prélèvement de l’eau en sortie pour analyse)

 

Les essais liés aux produits d’assainissement pour lesquels le CERIB est accrédité Cofrac Essais n°1.0001 sont disponibles sur www.cofrac.fr.

 

Pour plus d’informations, contactez le Département Essais du CERIB à l’adresse essais@cerib.com.

 

GENERALES

Autour d’un constat

17/09/2026

Autour d’un constat

Tours a vécu pendant deux jours au rythme de la donnée géographique. Les 16 et 17 septembre, les GeoDataDays 2026 ont rassemblé les professionnels de la géomatique, des territoires et des infrastructures autour d’un constat : la donnée géographique s’impose désormais comme un véritable outil opérationnel.

 

Cartographier ne suffit plus. Il faut connaître, croiser, fiabiliser, modéliser et exploiter la donnée pour décider et agir. C’est probablement l’un des principaux enseignements de cette 9ᵉ édition des GeoDataDays, organisée par l’Afigéo à Tours.

 

Pour les acteurs des réseaux et des travaux publics, cette évolution n’est pas théorique. Elle touche directement les études, la préparation des chantiers, le géoréférencement, la détection des réseaux, la maintenance et, plus largement, la gestion du patrimoine.

 

La donnée sort de la carte

 

Pendant longtemps, la géodata a été associée avant tout à la cartographie et aux SIG. Les usages ont aujourd’hui changé d’échelle. La donnée géographique est désormais appelée à circuler entre de nombreux environnements numériques : SIG, BIM, plateformes de données, outils de chantier, jumeaux numériques…

 

Cette convergence transforme progressivement la manière de concevoir et de gérer les infrastructures. Pour une entreprise de travaux publics ou un gestionnaire de réseau, l’enjeu est très concret : disposer d’une représentation suffisamment fiable du terrain et des ouvrages pour préparer une intervention, anticiper les contraintes et réduire les incertitudes. La carte devient ainsi un point d’entrée vers la donnée opérationnelle.

 

Réseaux : la précision devient stratégique

 

À proximité des réseaux, la qualité de l'information géographique constitue un enjeu particulièrement sensible. Connaître la position d’un ouvrage, son environnement et les éventuelles interactions avec les autres réseaux permet de mieux préparer les opérations et de contribuer à leur sécurisation.

 

Dans ce domaine, chaque gain de précision peut avoir des conséquences très concrètes sur le terrain : moins d'incertitudes lors des études, meilleure préparation des interventions et meilleure coordination entre les différents acteurs. La transformation numérique des métiers des réseaux passe donc aussi par la capacité à produire, maintenir et partager une donnée géographique de qualité.

 

SIG + BIM : les frontières s’effacent

 

Autre tendance forte : le rapprochement entre les mondes du SIG et du BIM.

 

Deux univers longtemps considérés comme distincts convergent désormais autour d’une même nécessité : disposer d’une représentation numérique cohérente de l’ouvrage et de son environnement.

 

Cette convergence ouvre la voie à des usages qui intéressent directement les infrastructures : préparation des projets, suivi des travaux, connaissance du patrimoine, maintenance et exploitation. À terme, le jumeau numérique pourrait prolonger cette logique en permettant de disposer d’une représentation dynamique d’un territoire ou d’une infrastructure, alimentée par différentes sources de données. L’objectif est clair : passer d’une photographie du patrimoine à une vision exploitable de son évolution.

 

De la collecte à l’intelligence de la donnée

 

Les technologies d’acquisition évoluent elles aussi rapidement. Données géographiques, imagerie, relevés de terrain, capteurs, données satellitaires ou encore modèles 3D viennent enrichir les bases existantes.

 

Mais cette multiplication des données pose une nouvelle question : comment transformer cette masse d’informations en décisions utiles ? C’est là que les outils d’analyse, d’automatisation et d’intelligence artificielle prennent progressivement leur place. L’enjeu n’est plus seulement de collecter davantage, mais de mieux exploiter ce qui est déjà disponible. Pour les infrastructures, cette évolution pourrait notamment contribuer à améliorer la connaissance du patrimoine, à détecter plus rapidement certaines évolutions et à optimiser la programmation des interventions.

 

Une géodata de plus en plus “terrain”

 

C’est sans doute ce rapprochement avec les usages opérationnels qui caractérise le mieux l’évolution de la filière. Les GeoDataDays ne parlent plus uniquement aux spécialistes de la donnée géographique. Les problématiques abordées concernent désormais directement les collectivités, les gestionnaires de réseaux, les bureaux d’études, les entreprises de travaux publics et l’ensemble des acteurs qui interviennent sur le territoire.

 

La géodata devient une affaire de terrain. Et cette évolution est appelée à se poursuivre avec la généralisation des plateformes collaboratives, l’interopérabilité des données et la montée en puissance des modèles numériques.

 

L’enjeu de demain : une donnée fiable, partagée et exploitable

 

Au-delà des innovations présentées à Tours, une question reste centrale : celle de la qualité et de l’interopérabilité des données. Une donnée difficile à retrouver, impossible à croiser ou insuffisamment précise perd rapidement une grande partie de sa valeur opérationnelle. À l’inverse, une donnée fiable, correctement géoréférencée et accessible aux différents intervenants peut devenir un véritable levier de performance. C’est tout l’enjeu de la transformation numérique des infrastructures : faire en sorte que la donnée accompagne réellement l’action.

La géodata change de dimension

En clôturant cette 9ᵉ édition, les GeoDataDays 2026 auront donc confirmé une tendance de fond.

 

La géodata n’est plus seulement là pour représenter le territoire. Elle contribue désormais à le comprendre, à le modéliser et à préparer les décisions qui permettront de le transformer.

 

Pour les réseaux et les travaux publics, cette évolution ouvre un champ considérable : mieux connaître l’existant, mieux préparer les projets, mieux sécuriser les interventions et mieux gérer les infrastructures dans le temps.

 

À Tours, le message était finalement assez simple : la révolution de la donnée géographique ne se joue plus seulement derrière un écran. Elle commence désormais sur le terrain.

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