25/05/2026
L’Occitanie confirme sa montée en puissance dans la filière du gaz renouvelable. Lors d’une journée presse organisée le 20 mai 2026, GRDF, Teréga et CDC Habitat ont présenté plusieurs projets illustrant le rôle croissant du biométhane dans la transition énergétique régionale.
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La région compte aujourd’hui 32 unités de méthanisation injectant du gaz vert dans les réseaux, pour une capacité de production estimée à 680 GWh par an. Cette énergie représente l’équivalent de la consommation d’environ 170 000 logements neufs et permettrait d’éviter près de 117 000 tonnes de CO₂ chaque année.
La dynamique devrait encore s’accélérer. Avec 82 projets inscrits au registre, la capacité régionale pourrait atteindre 1 835 GWh annuels d’ici fin 2028. Certains départements affichent déjà une progression importante, comme le Tarn, l’Aveyron ou le Gers, tandis que d’autres territoires commencent seulement à développer leurs projets.
Parmi les projets mis en avant figure Méthaboul, à Blajan, en Haute-Garonne. Cette unité réunit onze exploitations agricoles autour d’un modèle collectif destiné à valoriser les déchets organiques issus des élevages et des cultures locales. Le site, mis en injection en mai 2025, produit environ 20 GWh de biométhane par an, soit l’équivalent de la consommation de 5 000 logements. Le projet permet également de produire du digestat utilisé comme fertilisant naturel, réduisant le recours aux engrais chimiques. Au-delà de la production énergétique, Méthaboul illustre le développement d’une économie circulaire locale associant agriculture et transition énergétique.
L’essor du gaz vert nécessite également des infrastructures capables d’absorber les surplus de production. À Boussens, GRDF et Teréga ont ainsi développé un poste de rebours permettant de renvoyer le biométhane produit localement vers le réseau de transport lorsque la consommation du territoire est insuffisante. Ce dispositif, mis en service en 2025, doit notamment permettre de valoriser pleinement la production issue de Méthaboul et des futurs projets attendus dans le secteur.
En Occitanie, GRDF exploite plus de 19 000 kilomètres de réseau et investit chaque année plusieurs dizaines de millions d’euros pour adapter ses infrastructures au développement du biométhane.
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À Toulouse, CDC Habitat a également présenté la résidence « Au Loin », un programme de logements sociaux équipé d’une chaufferie collective combinant bois et gaz. La biomasse assure l’essentiel des besoins de chauffage, tandis que le gaz intervient pour les périodes de forte demande et en secours. Selon le bailleur, cette solution permet de réduire d’environ 70 % les émissions de CO₂ par rapport à un système fonctionnant uniquement au gaz.
À travers ces différents projets, l’Occitanie montre que le développement du gaz vert s’appuie sur une logique territoriale associant agriculteurs, gestionnaires de réseaux, collectivités et bailleurs.
La méthanisation contribue à valoriser les ressources locales, tandis que les nouvelles infrastructures permettent d’intégrer une production renouvelable en forte croissance. Dans un contexte de décarbonation des usages énergétiques, le biométhane apparaît ainsi comme l’un des leviers complémentaires de la transition énergétique régionale.
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24/05/2026
Une nouvelle étape majeure vient d’être franchie pour NBTP Chantiers spéciaux. L’entreprise a officiellement obtenu la
certification ISO 9001, rejoignant ainsi OT ENGINEERING parmi les sociétés certifiées du groupe COMERGY.
Cette reconnaissance récompense plusieurs mois de travail collectif, de structuration des processus internes et d’implication des équipes. Elle confirme également la volonté de l’entreprise d’inscrire durablement la qualité au cœur de son organisation et de ses opérations.
Dans son annonce, Erwan Bonnier, responsable développement du groupe COMERGY, a salué l’engagement quotidien des collaborateurs ayant contribué à cette réussite. Plus qu’un aboutissement, cette certification constitue une base solide pour accompagner le développement du groupe et renforcer sa démarche d’amélioration continue.
Au-delà de l’ISO 9001, NBTP Chantiers spéciaux affiche déjà de nouvelles ambitions avec deux prochaines étapes structurantes :
Ces démarches deviennent aujourd’hui incontournables dans les métiers des infrastructures énergétiques et des travaux spéciaux, où les exigences opérationnelles, environnementales et humaines se renforcent continuellement.
Cette évolution traduit une volonté claire : structurer durablement les activités autour de standards élevés de qualité, de prévention des risques et de responsabilité environnementale.
Un signal fort pour les métiers des travaux spéciaux : Dans un secteur confronté à des enjeux techniques et réglementaires croissants, l’obtention d’une certification ISO constitue également un signal fort adressé aux clients, partenaires et donneurs d’ordre. Elle témoigne de la capacité de l’entreprise à maîtriser ses processus, à garantir la traçabilité de ses opérations et à inscrire l’amélioration continue dans son fonctionnement quotidien.
Avec cette nouvelle certification, NBTP Chantiers spéciaux confirme ainsi sa montée en puissance et son engagement dans une démarche globale de performance durable.
Consultez également notre article consacré à NBTP Chantiers spéciaux : Pylônes et points hauts.
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22/05/2026
La facturation électronique va progressivement se mettre en place à partir du 1er septembre 2026. Elle a pour objectif de lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA et d’améliorer la connaissance de l’activité des entreprises au quotidien, afin d’affiner le pilotage des politiques publiques.
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Quel sera le calendrier de cette réforme ?
À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques. Les entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises auront également l’obligation d’émettre leurs factures au format électronique à cette date.
Les petites et moyennes entreprises (PME) disposeront, quant à elles, d’un délai supplémentaire jusqu’au 1er septembre 2027 pour se conformer à l’obligation d’émission de ces documents.
Par ailleurs, la mise en place de la transmission à l’administration des données de transaction des entreprises (e-reporting) suivra le même calendrier.
Qu’est-ce qu’une facture électronique ?
Contrairement à une idée encore répandue, la facture électronique au sens de cette réforme ne correspond pas à un document papier scanné puis envoyé ou reçu par courriel.
Une facture électronique devra respecter l’un des trois formats acceptés par l’administration : Universal Business Language (UBL), Cross Industry Invoice (CII) ou Factur-X (format hybride composé d’un fichier de données structuré et d’un fichier image).
Elle devra également comporter l’ensemble des mentions obligatoires habituelles d’une facture et être transmise et reçue via une plateforme agréée, partenaire de l’administration.
Comment transmettre et recevoir les factures ?
Pour l’envoi et la réception des factures, chaque entreprise devra sélectionner une plateforme agréée par l’État. Il s’agit d’un opérateur privé ayant fait l’objet d’une procédure de validation et d’immatriculation par l’administration pour une durée de trois ans renouvelable.
Seules ces plateformes sont habilitées à assurer l’ensemble des fonctionnalités prévues par la réforme en matière de facturation électronique et de e-reporting.
En février 2026, 108 plateformes étaient déjà immatriculées.
Il est à noter que la plateforme choisie par une entreprise peut être différente de celle utilisée par ses fournisseurs ou ses clients. Par ailleurs, dans le cas de l’utilisation d’un logiciel ERP, il est recommandé de se rapprocher de son prestataire afin d’identifier les passerelles existantes entre la solution logicielle et les plateformes agréées.
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Quels seront les bénéfices pour les entreprises ?
Cette réforme ne vise pas uniquement à réduire la fraude fiscale. Elle permettra également d’accélérer les échanges de factures entre les opérateurs.
Des gains de productivité sont attendus grâce à une meilleure conformité des factures et, par conséquent, à un traitement plus rapide par les services comptables.
Enfin, dans les pays ayant déjà adopté la facturation électronique, les délais de paiement ont été réduits, contribuant ainsi à une amélioration de la trésorerie des entreprises.
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22/05/2026
À l’occasion du Printemps des Territoires 2026, Banque des Territoires a lancé « Territoires d’IA », un programme destiné à accompagner les collectivités dans le déploiement de solutions d’intelligence artificielle souveraines et opérationnelles.
L’objectif est ambitieux : former 100 000 agents publics territoriaux à l’IA d’ici 2030 et développer plusieurs cas d’usage mutualisables pour les collectivités. L’initiative vise à faire passer l’intelligence artificielle du stade de l’expérimentation à celui de l’usage concret dans les services publics locaux.
Pour répondre aux difficultés rencontrées par les territoires — manque de compétences, contraintes budgétaires ou enjeux de souveraineté numérique — Banque des Territoires propose un accompagnement mêlant financement, ingénierie et partage d’expériences.
Au cœur du dispositif figure une « IA Factory », chargée de développer des solutions réplicables avec des collectivités pilotes. Parmi les premiers projets annoncés figurent la détection automatisée des dégradations de voirie, des assistants IA pour les secrétaires de mairie et des outils facilitant l’accès des citoyens aux services publics.
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Cette stratégie s’inscrit également dans une logique de souveraineté technologique, avec le soutien de partenaires français comme Mistral AI. L’État a par ailleurs annoncé rejoindre la démarche afin de favoriser le développement de solutions numériques partagées entre administrations et collectivités.
À travers « Territoires d’IA », Banque des Territoires entend faire de l’intelligence artificielle un levier concret de modernisation des services publics locaux.
Consultez le communiqué de presse
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21/05/2026
Les 20 et 21 mai 2026, les Canalisateurs du Sud-Est ont participé au salon Cycl’Eau Mont-Blanc 2026 à La Roche-sur-Foron, un rendez-vous devenu incontournable pour l’ensemble des acteurs de la filière eau. Cet événement a réuni
collectivités, entreprises, institutionnels et professionnels autour des grands enjeux liés aux réseaux, aux infrastructures et à la préservation de la ressource en eau.
Dans un contexte marqué par l’adaptation au changement climatique et par la nécessité d’une gestion durable de l’eau, ces rencontres professionnelles constituent un temps fort d’échanges et de réflexion. Elles permettent de rappeler le rôle fondamental des infrastructures hydrauliques dans la résilience des territoires et dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau pour les populations.
À travers leur présence sur le salon, les Canalisateurs du Sud-Est ont porté un message clair : investir durablement dans les réseaux d’eau est indispensable pour répondre aux défis environnementaux et sociétaux de demain. Moderniser les infrastructures, entretenir les réseaux et accélérer leur renouvellement représentent aujourd’hui des enjeux majeurs pour les collectivités comme pour les entreprises du secteur.
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Ces investissements sont essentiels pour :
La participation au salon Cycl’Eau illustre également la forte mobilisation de la profession pour valoriser les savoir-faire des entreprises spécialisées dans les réseaux d’eau. Elle témoigne aussi de la volonté des Canalisateurs du Sud-Est de promouvoir les métiers du secteur auprès des partenaires institutionnels, des collectivités et des acteurs économiques présents lors de l’événement.
Au-delà des échanges techniques et stratégiques, cette édition 2026 confirme l’importance de fédérer l’ensemble des acteurs de la filière autour d’une ambition commune : construire des infrastructures durables et performantes au service des territoires et de la transition écologique.
Les Canalisateurs est une organisation professionnelle membre de la Fédération Nationale des Travaux Publics. Elle fédère 340 entreprises de toutes tailles spécialisées dans la pose et la réhabilitation de canalisations d’eau potable, d’eaux usées, d’irrigation, de gaz et fluides divers.
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21/05/2026
Sur les chantiers, le téléphone portable s’est imposé comme un outil du quotidien, aussi bien pour des usages professionnels que personnels. Pourtant, derrière cette omniprésence se cache un risque souvent banalisé : celui de l’accident lié à la distraction. Qu’il s’agisse d’un conducteur d’engin, d’un ouvrier au sol ou d’un simple piéton circulant dans l’emprise des travaux, l’usage du smartphone détourne l’attention, réduit la perception de l’environnement immédiat et augmente considérablement l’exposition aux dangers. Dans un univers où chaque seconde de vigilance compte, l’inattention provoquée par un téléphone portable peut avoir des conséquences graves, voire irréversibles.
Une source de distraction incompatible avec l’environnement chantier
Le chantier constitue un environnement dynamique, complexe et potentiellement dangereux, dans lequel les risques évoluent en permanence : circulation d’engins, manutention de charges lourdes, travaux en hauteur, présence d’outillage mécanique ou encore coactivité entre plusieurs équipes. Dans ce contexte, l’attention des intervenants doit rester constante.
Or, l’utilisation d’un téléphone portable capte l’attention visuelle, auditive et cognitive de son utilisateur. Un appel entrant, un message, une notification ou la simple consultation d’un écran suffit à détourner momentanément l’opérateur de sa mission principale. Ce phénomène provoque une forme de « déconnexion » avec l’environnement de travail, rendant l’utilisateur moins réactif face à un danger immédiat.
Cette perte de vigilance peut entraîner :
des chutes de plain-pied ou de hauteur, par manque d’attention aux obstacles, aux dénivelés ou aux zones de circulation ;
des heurts avec des engins ou des équipements mobiles, particulièrement dans les zones à forte circulation ;
des écrasements ou collisions, lorsqu’un salarié ne perçoit pas l’approche d’une machine ou d’une charge suspendue ;
des erreurs d’exécution, pouvant générer des malfaçons ou des incidents techniques.
Sur un chantier, une seconde d’inattention peut suffire à provoquer un accident grave.
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Au volant d’un engin ou d’un véhicule : un danger majeur
L’usage du téléphone portable en situation de conduite constitue un facteur aggravant majeur du risque routier et du risque chantier. Qu’il s’agisse d’un véhicule léger, d’un poids lourd ou d’un engin de chantier, la distraction liée au téléphone altère les réflexes, la perception des distances et la capacité à anticiper les événements.
Les conséquences peuvent être immédiates :
mauvaise appréciation d’une manœuvre ;
sortie de trajectoire ;
oubli d’un obstacle ou d’un piéton ;
collision avec un équipement ou un autre véhicule ;
accident corporel grave.
Les études démontrent que la rédaction d’un message au volant multiplie par 23 le risque d’accident. Plus encore, l’usage d’un kit mains libres ne supprime pas le danger : la conversation téléphonique mobilise une partie de l’attention mentale du conducteur. C’est pourquoi la réglementation interdit l’usage du téléphone en conduisant, même avec certains dispositifs.
Cette règle doit être rappelée avec fermeté à l’ensemble des compagnons, chauffeurs et conducteurs d’engins.
Au-delà du risque humain, l’usage inapproprié du téléphone portable sur chantier engage également la responsabilité de l’employeur. En vertu de son obligation générale de sécurité, celui-ci doit évaluer les risques professionnels, informer ses salariés et mettre en place des mesures de prévention adaptées.
En cas d’accident impliquant l’usage d’un téléphone portable, l’entreprise pourrait voir sa responsabilité engagée si aucune sensibilisation ou règle claire d’utilisation n’a été définie.
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Par ailleurs, l’usage excessif du smartphone peut affecter :
la productivité, en multipliant les interruptions et en ralentissant l’exécution des tâches ;
l’organisation du chantier, par une moindre réactivité des équipes ;
la qualité des travaux, avec davantage d’erreurs, de malfaçons ou de dégradations matérielles ;
la culture sécurité, en banalisant des comportements à risque.
Encadrer l’usage du téléphone : une mesure de prévention nécessaire
S’il n’est pas possible d’interdire totalement la possession d’un téléphone portable personnel sur le lieu de travail, son usage peut être strictement encadré pour des raisons de sécurité.
L’entreprise peut ainsi restreindre ou interdire l’utilisation du téléphone portable dans certaines situations à risque, notamment :
lors de la conduite d’un engin ou d’un véhicule ;
pendant les opérations de levage ou de manutention ;
dans les zones de circulation d’engins ;
lors de travaux présentant un risque de chute, de heurt ou d’écrasement ;
pendant toute opération nécessitant une concentration maximale.
Des mesures simples et efficaces peuvent être mises en œuvre :
obligation de placer le téléphone en mode silencieux ou mode avion durant les heures de travail ;
autorisation d’usage uniquement durant les pauses ;
création de zones dédiées pour consulter son téléphone en sécurité ;
affichage clair des consignes sur le chantier ;
sensibilisation régulière des équipes lors des causeries sécurité.
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Ces dispositions doivent être intégrées au règlement intérieur ou formalisées dans une note de service, afin de leur donner un cadre réglementaire clair.
Intégrer ce risque dans la démarche prévention
Le risque lié à l’usage du téléphone portable sur chantier doit également être pris en compte dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP). Son inscription permet de formaliser :
l’identification du danger ;
les situations exposantes ;
les mesures de prévention mises en place ;
les actions de sensibilisation auprès des salariés.
Cette démarche contribue à renforcer la culture prévention de l’entreprise et à rappeler que la sécurité repose aussi sur les comportements individuels.
Conclusion
Sur un chantier, le téléphone portable n’est jamais un objet anodin. Utilisé au mauvais moment, il devient un facteur de risque majeur, capable de provoquer une chute, un heurt, un écrasement ou un accident grave. Face à cette réalité, la prévention passe par des règles claires, une communication visible et une sensibilisation constante des équipes. Car sur le terrain, garder les yeux sur son écran peut parfois signifier ne plus voir le danger arriver. Source de l'article : PréventionBTP
20/05/2026
L’Agence de la transition écologique, plus connue sous le nom d’ADEME, affiche ouvertement son opposition au projet de rapprochement avec les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) porté par le gouvernement. Une position forte qui révèle les tensions croissantes autour de l’organisation des politiques publiques de transition écologique en France.
Réuni mardi 19 mai, le conseil d’administration de l’agence a voté contre les dispositions du projet de loi présenté par l’exécutif. Selon les informations relayées par l’AFP, 15 des 28 administrateurs ont adopté une résolution demandant explicitement le retrait des mesures concernant l’Ademe. L’agence estime qu’un rapprochement avec les Dreal risquerait d’affaiblir son autonomie, sa capacité d’expertise ainsi que son efficacité opérationnelle dans les territoires.
Ce désaccord intervient dans le cadre d’un projet de loi présenté par le gouvernement le 16 avril 2026, visant à « renforcer l’État local, articuler son action avec les collectivités territoriales et sécuriser les décideurs publics ». Examiné par le Conseil d’État le 7 mai, le texte doit être présenté le 20 mai en Conseil des ministres avant son examen au Parlement.
L’article 7 du projet prévoit notamment un rapprochement entre les délégations régionales de l’Ademe et les Dreal, services déconcentrés de l’État chargés de mettre en œuvre les politiques environnementales, d’aménagement et de logement au niveau territorial. Pour les défenseurs de la réforme, cette évolution permettrait de simplifier l’action publique locale et de renforcer la coordination des acteurs de la transition écologique. Mais pour l’Ademe, cette logique de rationalisation administrative pourrait se traduire par une dilution de son rôle spécifique et de son expertise technique.
Créée en 1992, l’Ademe s’est imposée comme un acteur central de la transition écologique française. L’agence accompagne chaque année plus de 8 000 projets sur l’ensemble du territoire, aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines ou en outre-mer. Son rôle couvre des domaines variés : transition énergétique, décarbonation industrielle, gestion des déchets, mobilité durable, rénovation énergétique ou encore économie circulaire.
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En 2025, l’agence a mobilisé près de 2,8 milliards d’euros de subventions à destination des collectivités territoriales et des entreprises. Cette capacité d’intervention financière et technique explique en partie les inquiétudes suscitées par le projet de rapprochement avec les Dreal. De nombreux élus locaux et acteurs économiques considèrent en effet l’Ademe comme un opérateur de proximité, capable d’accompagner concrètement les projets territoriaux grâce à une expertise spécialisée et indépendante.
Le contexte récent renforce également les tensions entre l’agence et le gouvernement. Fin avril, le Premier ministre avait demandé la dépublication du guide « Demain mon territoire », élaboré conjointement par l’Ademe et l’Office français de la biodiversité. Ce document proposait pourtant 23 fiches thématiques destinées à accompagner les collectivités dans leurs démarches de transition écologique, énergétique et environnementale.
L’Ademe souligne par ailleurs que son fonctionnement n’a pas été remis en cause par les contrôles de l’État. Une mission conduite au printemps 2024 par l’Inspection générale des finances avait au contraire dressé un bilan favorable de l’agence. Le rapport mettait en avant une gestion jugée satisfaisante, des coûts maîtrisés et des rémunérations inférieures de 25 % à celles observées dans le secteur privé.
Pour de nombreux observateurs, la réforme envisagée soulève donc une question de fond : comment améliorer la coordination de l’action publique sans fragiliser des opérateurs spécialisés considérés comme essentiels à la mise en œuvre de la transition écologique ? Le débat parlementaire à venir devrait cristalliser cette opposition entre volonté de rationalisation administrative et préservation d’une expertise technique de terrain reconnue depuis plus de trente ans.
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18/05/2026
L’avenir industriel de Fos-Étang de Berre franchit une nouvelle étape. L’État a officiellement lancé l’instruction de la demande de Déclaration d’Utilité Publique (DUP) pour la future ligne électrique aérienne à 400 000 volts entre les postes de Feuillane (Bouches-du-Rhône) et de Jonquières-Saint-Vincent (Gard).
Porté par RTE, ce projet stratégique doit sécuriser l’alimentation électrique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et accompagner la décarbonation du principal bassin industriel du sud de la France. L’objectif est de répondre aux besoins croissants des industriels engagés dans l’électrification de leurs procédés afin de réduire leurs émissions de CO₂.
Cette infrastructure s’inscrit dans un vaste programme de réindustrialisation du territoire de Fos-Étang de Berre, où une quarantaine de projets industriels liés notamment à l’hydrogène, à l’acier et à la chimie bas carbone sont annoncés. Plus de 20 milliards d’euros d’investissements publics et privés ainsi qu’environ 10 000 emplois directs sont évoqués.
Dans son communiqué, l’État précise que « le dialogue territorial et les études environnementales menés par RTE se poursuivent ». Car le projet suscite déjà de fortes oppositions, notamment du côté du monde agricole. Plusieurs mobilisations ont eu lieu entre 2024 et 2025 pour dénoncer l’impact paysager et foncier de cette future ligne à très haute tension.
L’instruction de la DUP devra justement évaluer les conséquences environnementales, agricoles et paysagères du projet avant toute validation définitive. Pour améliorer l’acceptabilité du dossier, RTE prévoit parallèlement un vaste renouvellement du réseau électrique régional avec, d’ici 2035, la suppression de trois anciens pylônes pour chaque nouveau pylône installé dans les Bouches-du-Rhône et le Gard.
Enfin, l’État a nommé deux « tiers-facilitateurs », Catherine Garreta et Thierry Coquil, chargés à partir de la fin mai 2026 d’assurer le dialogue entre RTE, les élus locaux, les agriculteurs et les associations concernées par le futur tracé.
Consultez pour information : Stratégies fonctionnelles documentées pour la restructuration de l’alimentation électrique de la zone industrialo-portuaire de Fos et du Sud-Est — Synthèse des stratégies étudiées
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14/05/2026
(Communiqué du 12 mai 2026) Le groupe Eiffage démarre l’exercice 2026 sur une trajectoire stable, portée par la bonne tenue de ses activités de travaux et de concessions. Au premier trimestre, le chiffre d’affaires consolidé atteint 5,65 milliards d’euros, en légère progression de 0,6 % par rapport à la même période de l’année précédente. Une performance qui permet au groupe de confirmer l’ensemble de ses objectifs annuels malgré un environnement économique toujours contrasté.
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Dans les Travaux, Eiffage bénéficie notamment du dynamisme des métiers de l’énergie et de la poursuite de son développement à l’international. Les activités d’infrastructures et de systèmes énergétiques continuent d’afficher une croissance soutenue, tandis que le carnet de commandes demeure à un niveau élevé, offrant une visibilité solide pour les prochains mois. Le groupe poursuit également son positionnement sur les grands projets liés à la transition énergétique et aux infrastructures numériques.
La branche Concessions contribue également à cette stabilité. APRR enregistre un chiffre d’affaires hors construction de 754,8 millions d’euros, en hausse de 1,8 %. Cette progression est portée par l’évolution favorable des recettes de péage ainsi que par les activités commerciales sur le réseau autoroutier.
Eiffage souligne par ailleurs la résilience de son modèle diversifié, combinant activités de construction, concessions et énergie. Cette organisation permet au groupe d’absorber plus efficacement les variations de marché tout en maintenant un haut niveau de rentabilité opérationnelle.
Pour 2026, le groupe confirme ses perspectives de croissance dans les Travaux et anticipe le maintien d’une activité soutenue dans les Concessions. Eiffage entend également poursuivre son développement en Europe, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures de transport et des data centers, identifiés comme des relais de croissance stratégiques pour les années à venir.
Cliquez-ici pour consulter le communiqué
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12/05/2026
Dans les territoires de montagne, l’eau représente un atout essentiel mais aussi une problématique de plus en plus complexe. Derrière l’image d’une ressource abondante se cachent des réalités bien plus fragiles : fortes variations saisonnières, afflux touristique, développement urbain et effets grandissants du changement climatique. C’est dans ce contexte que le salon Cycl’Eau Mont Blanc réunira les professionnels du secteur les 20 et 21 mai à La Roche-sur-Foron, au sein du Hall 2 de Rochexpo.
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Porté par les collectivités locales et les principaux acteurs de la filière eau, l’événement mise sur un format à taille humaine favorisant les échanges directs entre décideurs, exploitants, industriels et experts. L’ambition est de proposer des solutions concrètes, adaptées aux contraintes spécifiques des territoires alpins, en privilégiant les retours d’expérience et les approches opérationnelles.
Après deux premières éditions organisées à Sallanches, le rendez-vous franchit une nouvelle étape en devenant un salon à part entière. Durant deux journées, les participants pourront partager leurs expertises, débattre des enjeux actuels et faire émerger des pistes d’action pour une gestion plus durable de la ressource.
Les territoires de Haute-Savoie font face à des contraintes particulièrement marquées. Les besoins en eau augmentent fortement pendant les périodes touristiques tandis que la disponibilité de la ressource fluctue selon les saisons. À cela s’ajoutent des nappes souterraines souvent sensibles ainsi qu’une multiplicité d’usages — domestiques, agricoles et industriels — qui peuvent entrer en concurrence.
Le changement climatique accentue encore ces déséquilibres en modifiant les cycles hydrologiques et en fragilisant les réserves naturelles. Les collectivités et gestionnaires doivent donc adapter leurs stratégies pour anticiper les tensions futures, sécuriser l’approvisionnement et préserver les milieux naturels.
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L’édition 2026 de Cycl’Eau Mont Blanc réunira plus de 70 exposants venus présenter des innovations et des équipements dédiés à la gestion de l’eau. Le programme prévoit également plusieurs conférences thématiques et une séance plénière consacrées aux grands enjeux du secteur.
Des ateliers pratiques permettront aux professionnels d’échanger autour des bonnes pratiques et de développer leurs compétences techniques. Des espaces spécifiques, comme le Village de l’Innovation ou l’Espace Pédag’eau, mettront également en avant les nouvelles approches en matière de sensibilisation, de protection et de valorisation de la ressource.
Au-delà de l’exposition, l’événement entend favoriser la création de partenariats et accélérer les projets locaux. Dans un contexte où chaque ressource compte davantage, la réflexion collective autour des usages de l’eau devient un enjeu stratégique pour les territoires de montagne.
Cliquez-ici pour consulter le site Internet du salon Cycl’Eau Mont Blanc
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11/05/2026
Face à la flambée persistante des prix des carburants, l’exécutif français a décidé d’élargir le dispositif du « prêt flash carburant » au secteur du BTP. Cette annonce a été faite par le ministre de l’Économie, Roland Lescure, lors de son intervention sur France 5 le lundi 11 mai.
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Depuis le début du conflit en Iran et les tensions autour du détroit d’Ormuz, plusieurs professions particulièrement touchées par la hausse des coûts énergétiques bénéficiaient déjà de mesures de soutien, notamment les secteurs du transport, de l’agriculture et de la pêche. Le bâtiment et les travaux publics viennent désormais rejoindre cette liste.
Selon le ministre, cette extension se justifie par l’augmentation importante des charges supportées par les entreprises du BTP. Il a expliqué que cette aide vise surtout à soulager les problèmes temporaires de trésorerie auxquels certaines sociétés sont confrontées.
D’autres mesures gouvernementales pourraient être annoncées dans les prochains jours par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Comme le précise BFMTV, ce mécanisme permet à Bpifrance d’accorder aux TPE et PME des prêts compris entre 5 000 et 50 000 euros, avec un taux fixé à 3,80 % et sans demande de garantie. Pour en bénéficier, les entreprises doivent appartenir à un secteur concerné par le dispositif et consacrer au moins 5 % de leur chiffre d’affaires aux dépenses de carburant.
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11/05/2026
La nouvelle Directive européenne relative au traitement des eaux résiduaires urbaines (DERU 2) marque une évolution majeure pour le secteur de l’assainissement en France. Pour accompagner les acteurs publics et privés dans la compréhension de ces nouvelles exigences, Synteau présentera les conclusions de son étude dédiée aux impacts de cette réglementation lors d’une webconférence coorganisée avec IdealCo.
Rendez-vous le 19 mai 2026, de 14h30 à 16h30, pour un temps d’échange et d’analyse consacré aux implications concrètes de la DERU 2 sur les infrastructures d’assainissement françaises.
Cette webconférence permettra de décrypter les principales évolutions induites par la directive, notamment pour les stations de traitement des eaux usées de plus de 10 000 équivalents habitants. Elle apportera un éclairage opérationnel sur les adaptations à envisager, les investissements nécessaires et les échéances à anticiper.
Les participants pourront :
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Cette rencontre réunira plusieurs experts du secteur :
Face à l’ampleur des évolutions réglementaires, cette webconférence constitue une occasion privilégiée pour anticiper les impacts de la DERU 2, mieux appréhender les enjeux techniques et financiers, et préparer dès aujourd’hui les stratégies d’adaptation des services d’assainissement.
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