29/07/2025
Veolia, leader mondial des technologies de l’eau, est à la tête d’un programme européen inédit de surveillance épidémiologique s’appuyant sur les eaux usées comme indicateur de santé en temps réel. L’objectif : détecter au plus tôt les menaces sanitaires émergentes et mieux protéger les populations à travers l’Europe.
Veolia assurera le volet surveillance de ce programme de 3 ans et analysera, dans ses laboratoires en Espagne, jusqu’à 500 échantillons d’eaux usées prélevés dans plusieurs villes européennes. Chaque échantillon fera l’objet de plus de 500 analyses poussées, ciblant un large éventail de polluants, virus, bactéries et résidus médicamenteux.
Cette initiative est alignée avec la directive européenne révisée relative au traitement des eaux résiduaires urbaines, qui intègre formellement la surveillance épidémiologique comme un pilier de la santé publique. Elle s’inscrit également dans la stratégie européenne “Une seule santé” qui permettra d’analyser les comportements collectifs, d’évaluer l’impact des politiques publiques et d’identifier de nouvelles menaces, tout en renforçant la souveraineté sanitaire de l’Europe. Ce principe a d’ailleurs été réitéré récemment dans la Stratégie européenne pour la résilience dans le domaine de l’eau.
Ce projet est porté par Veolia, en partenariat avec le CSIC (Conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol), Cetaqua (centre technologique de l’eau Veolia) et l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle et repose sur plus de dix ans d’expérience terrain dans la surveillance des eaux usées à Madrid, Barcelone et Séville, couvrant près d’un tiers de la population espagnole.
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29/07/2025
Le projet de parc éolien en mer au large de la Bretagne sud fait l’objet d’une contestation formelle de la part de l’association de sauvegarde du patrimoine Koun Breizh, qui a récemment déposé un recours auprès de l’Unesco.
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L’association demande une révision du tracé prévu, qu’elle considère incompatible avec les exigences de protection du patrimoine culturel, notamment les sites mégalithiques de Carnac et les rives du golfe du Morbihan, récemment inscrits au patrimoine mondial.
Le litige porte principalement sur le tracé des câbles électriques reliant le parc éolien au réseau terrestre. En particulier, Koun Breizh conteste le choix du site d’atterrage à Erdeven (plage de Kerhillio), ainsi que le passage de trois liaisons de 225 kV à travers une zone désormais classée. L’association redoute que les travaux de forage dirigé, nécessaires à la pose des câbles, entraînent la destruction de vestiges archéologiques encore non identifiés.
Face à ces critiques, le gestionnaire de réseau RTE souligne avoir étudié plusieurs scénarios d’implantation en amont du projet. Il affirme avoir intégré dès les premières phases de conception l’hypothèse d’un classement Unesco, et avoir retenu un tracé « à moindre impact », en grande partie aligné sur des emprises existantes (55 % dans un couloir d’infrastructures électriques) et éloigné des zones sensibles. Deux secteurs de forte densité mégalithique, identifiés dans l’aire d’étude immédiate, feront par ailleurs l’objet d’un contournement par enfouissement souterrain afin de garantir leur préservation.
Un diagnostic archéologique préventif, conduit par l’INRAP à l’automne 2025, viendra compléter ces mesures. Il visera à évaluer la présence de vestiges sur le tracé projeté et à valider la compatibilité des travaux avec les exigences de conservation liées au statut patrimonial du site.
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29/07/2025
(Complément de notre article du 18 juin 2025) À partir du 1er septembre 2025, les particuliers et les très petites entreprises (TPE) rencontrant des difficultés de raccordement à la fibre optique pourront bénéficier d’un coup de pouce financier inédit. L’objectif de cette mesure gouvernementale : garantir l’accès au très haut débit pour tous, y compris dans les zones où les travaux de raccordement s’avèrent complexes… et coûteux. Consultez le décret publié le 23 juillet 2025
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Si la couverture en fibre optique s’étend rapidement sur l’ensemble du territoire, certains logements restent encore privés de connexion. Le problème ne vient pas toujours du réseau public, mais du raccordement final : celui qui passe par une cour, traverse un jardin ou nécessite de percer un mur. Des travaux souvent techniques, parfois onéreux, que les usagers doivent financer eux-mêmes. Résultat : dans bien des cas, la fibre est disponible, mais le raccordement reste en suspens.
C’est pour répondre à cette réalité que le gouvernement a publié, le 18 juillet dernier, le décret n° 2025-674, instaurant une aide forfaitaire dédiée au raccordement en domaine privé. Le dispositif sera actif jusqu’au 31 mai 2027.
L’aide s’adresse :
Mais attention : seuls les logements situés dans les communes concernées par la fermeture du réseau cuivre d’ici janvier 2026 (zones dites « lots 1, 2 et 3 » selon le calendrier établi par Orange) seront éligibles. Autre critère : un échec de raccordement à la fibre pour des raisons techniques sur la propriété privée devra être constaté.
Le montant de l’aide dépendra du type d’intervention à réaliser : simple aménagement, tranchée à creuser, poteau à poser… Les barèmes seront précisés dans un arrêté à venir. Ce que l’on sait déjà, c’est que :
Pour solliciter l’aide, il faudra :
L’entreprise qui réalisera les travaux disposera, quant à elle, d’un délai jusqu’au 30 juin 2027 pour demander le versement de l’aide.
Alors que la fermeture progressive du réseau cuivre s’accélère dans plusieurs territoires, cette mesure s’inscrit dans une volonté d’inclusion numérique. Elle vise à éviter que des foyers ou des professionnels ne soient laissés de côté, non par manque de couverture, mais faute de moyens pour financer les derniers mètres de raccordement.
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28/07/2025
Face à la flambée des prix de l’énergie, la commune de Montval-sur-Loir, dans le sud de la Sarthe, engage une transition énergétique d’envergure. D’ici à 2027, un réseau de chaleur urbain alimenté par une chaufferie biomasse viendra remplacer le chauffage au gaz de plusieurs bâtiments publics. Un projet structurant pour la collectivité, à la fois écologique, économique et local.
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Depuis le début de la guerre en Ukraine, les collectivités locales font face à une explosion des coûts énergétiques. À Montval-sur-Loir, le prix du gaz a été multiplié par quatre entre 2021 et 2022. Pour répondre à cette situation, la municipalité a choisi d’anticiper en misant sur une solution durable : un réseau de chaleur urbain alimenté par du bois énergie.
Ce futur équipement, qui représente un investissement de 7,5 millions d’euros – dont 5,6 millions d’aides publiques – permettra d’alimenter en chauffage près de 20 bâtiments publics. Parmi eux : les écoles, les maisons de retraite, l’hôpital ou encore la mairie. Le chantier prévoit l'installation d'une chaufferie biomasse, ainsi qu’un réseau de canalisations enterrées traversant les rues et les parcelles publiques de la commune.
La chaufferie fonctionnera avec du bois local, non valorisable par d’autres filières. L’approvisionnement sera assuré dans un rayon de 50 km à 80 km autour de la commune, garantissant ainsi un circuit court favorable à l’économie forestière locale. Une initiative qui, en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre, pourrait soutenir l’emploi dans le secteur du bois énergie.
Le calendrier prévoit encore huit mois d’études complémentaires, suivis de douze mois de travaux. Le chantier devrait démarrer avant la fin de l’année 2026, avec une mise en service prévue pour le premier semestre 2027.
Si ce réseau est pour l’instant réservé aux bâtiments publics, la municipalité n’exclut pas un élargissement futur à d'autres usagers. En attendant, la phase de travaux impliquera une gêne temporaire sur la voirie, notamment en raison de la pose de canalisations d’un diamètre de 20 centimètres. Une étape incontournable, mais largement compensée par les bénéfices attendus sur le long terme.
Montval-sur-Loir rejoint ainsi les territoires qui prennent des mesures concrètes pour s’affranchir des énergies fossiles et engager une transition énergétique cohérente et locale.
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28/07/2025
Qinomic, entreprise française spécialisée dans les solutions innovantes pour la mobilité durable, a livré ce jour à NGE, acteur majeur du bâtiment et des travaux publics, l’un de ses premiers véhicules utilitaires légers (VUL) rétrofités.
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Acteur engagé dans la transition écologique, le groupe NGE franchit une nouvelle étape en choisissant le rétrofit pour électrifier une partie de sa flotte. En s’appuyant sur la solution QI-TECH développée par Qinomic, NGE affirme sa volonté de réduire significativement l’empreinte carbone de ses déplacements professionnels, tout en prolongeant la durée de vie de ses véhicules thermiques. Une approche concrète, vertueuse et pleinement inscrite dans une logique d’économie circulaire.
Cette première livraison témoigne de la confiance accordée par NGE à Qinomic pour l’accompagner dans cette transition. D’autres véhicules seront prochainement transformés et livrés dans le cadre de ce partenariat.
« Chez NGE, nous avons à cœur de réduire l’empreinte environnementale de nos activités tout en optimisant nos coûts d’exploitation. Le rétrofit proposé par Qinomic nous permet de prolonger la vie de nos véhicules utilitaires existants en les convertissant à l’électrique, sans sacrifier leur performance sur le terrain. C’est une solution concrète, alignée avec notre stratégie de transition énergétique de notre flotte. » Thierry Robert, Directeur Matériel, NGE
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Qinomic crée des solutions novatrices qui ont pour objectif la transformation du parc existant de véhicules à moteur à combustion interne, facilitant ainsi l’émergence d’une mobilité zéro émission (conception et intégration de briques technologiques innovantes pour des chaînes de traction électriques pour tous les moyens de transport).
Tirant parti de ses nombreuses années d’expérience dans l’industrie automobile, principalement dans l’architecture électronique et celle des véhicules, l’équipe de Qinomic a pour ambition de devenir un leader de l’ingénierie de l’upcycling et un équipementier majeur du rétrofit.
Reconnue dans la filière pour son expertise technologique et sa capacité à mener à bien l’industrialisation du rétrofit, Qinomic a annoncé fin 2022 un partenariat stratégique avec Stellantis pour développer le rétrofit électrique de véhicules utilitaires.
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27/07/2025
Dans un monde en quête de solutions écologiques pour réduire les émissions de carbone, Kvyreen, filiale du Groupe H2Energy, s’impose comme un leader incontournable des systèmes à hydrogène. Avec ses bornes de recharge et générateurs électriques mobiles, Kvyreen propose des solutions innovantes qui répondent aux besoins d’énergie propre, flexible et mobile.
Une vision verte au service de la mobilité
L’essor des énergies renouvelables et la nécessité de réduire les émissions de CO2 placent Kvyreen à l’avant-garde de la transition énergétique. Spécialisée dans les bornes de recharge mobiles à hydrogène, la société offre une gamme de solutions adaptées à tous types de véhicules : voitures électriques, camions et engins de chantier. Ces solutions permettent aux professionnels et aux particuliers de bénéficier d'une énergie fiable et propre, sans installation complexe.
La mobilité au cœur de l’innovation
Kvyreen se distingue par la mobilité et la flexibilité de ses bornes de recharge. Sur un chantier isolé, lors d’un événement ou même en déplacement, ces bornes permettent une recharge rapide et simplifiée, garantissant ainsi une continuité des activités.
Les avantages majeurs :
Découvrez la brochure pour plus de détails.
Des solutions adaptées aux besoins urbains
Une fois l’événement terminé, les installations peuvent être retirées, restituant un espace propre et dégagé pour les habitants. Les solutions Kvyreen s’intègrent harmonieusement dans leur environnement et disparaissent lorsque leur usage n’est plus nécessaire.
Des générateurs à hydrogène : une alternative durable
Outre les bornes de recharge, Kvyreen propose des générateurs électriques mobiles fonctionnant à l’hydrogène. Ces générateurs présentent une solution pratique et propre pour les sites éloignés ou difficiles d’accès.
Avantages des générateurs :
Accédez à la brochure pour en savoir plus.
Un engagement pour une énergie durable
Les solutions de Kvyreen se distinguent par leur efficacité, leur impact environnemental nul et leur simplicité d’utilisation. En exploitant l’hydrogène comme source d’énergie, elles offrent une alternative fiable et durable aux technologies conventionnelles.
Conclusion : Avec ses bornes de recharge et générateurs à hydrogène, Kvyreen redéfinit les standards de la mobilité verte et de l’alimentation énergétique. Que ce soit pour des chantiers, des événements ou des besoins urbains, ses solutions garantissent une énergie propre, fiable et facile à utiliser.
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27/07/2025
Dans sa dernière lettre d’information, RDS France revient sur une opération technique menée avec succès dans le cadre du chantier piloté par Teréga à Cadaujac, en Gironde. Sur ce projet stratégique, RDS France a accompagné l’entreprise SPAC (filiale du groupe Colas) dans le tirage d’un tuyau en acier sous une ligne de chemin de fer — une opération nécessitant une grande précision et un haut niveau de sécurité.
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Le défi technique consistait à tirer un tuyau en acier de 200 mm de diamètre, pesant 440 kg, sur une distance de 90 mètres. Pour répondre à ces contraintes, SPAC a fait appel à un treuil Bagela RW10, mis à disposition par RDS France. Conçu pour les travaux de réhabilitation et de pose en traction, cet équipement s’est révélé essentiel pour la bonne réalisation du chantier.
Le Bagela RW10 est équipé d’un moteur diesel 3 cylindres de 22 kW. Il offre une force de traction de 10 tonnes et un système de traction permanente garantissant une tension constante lors du tirage. Sa vitesse maximale de 85 m/min en fait un outil particulièrement adapté aux environnements sensibles et aux manœuvres délicates.
Ce chantier est une nouvelle illustration de la synergie efficace entre les équipes de SPAC et l’expertise technique de RDS France, au service des projets d’infrastructures gazières structurants portés par Teréga.
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27/07/2025
VINCI Energies a signé un accord - soumis à l'approbation des autorités compétentes - en vue d’acquérir le groupe EnergoBit, acteur de premier plan dans le domaine des infrastructures d’énergie en Roumanie, dont le siège est à Cluj-Napoca.
Fondé en 1990, EnergoBit a réalisé en 2024 un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros et emploie 825 collaborateurs à travers ses huit implantations dans le pays.
Cette acquisition s’inscrit dans un contexte porteur en Roumanie, sur fond d’importants besoins en matière de transition énergétique et de modernisation des infrastructures. EnergoBit y est reconnu pour ses expertises en ingénierie et en travaux d’installation de postes de transformation, de lignes de transport et de distribution d'électricité, ainsi qu’en surveillance et automatisation des réseaux. Il dispose également d’un atelier d’assemblage de transformateurs et d’armoires moyenne tension, lui permettant de livrer à ses clients publics et privés des solutions sur mesure.
La transaction permettra de déployer en Roumanie la marque Omexom - dédiée aux infrastructures d’énergie – et d’y renforcer la position de VINCI Energies présent dans ce pays depuis 2007 et employant actuellement 1 500 personnes.
Le groupe VINCI a réalisé en 2024 un chiffre d’affaires supérieur à 200 millions d’euros en Roumanie, essentiellement à travers VINCI Energies (plus de 150 millions d’euros) et VINCI Construction (près de 50 millions d’euros).
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25/07/2025
(Communiqué) Le débat public sur le futur réseau électrique débutera le 4 septembre 2025. Pendant 4 mois, vous pourrez vous exprimer sur le programme porté par RTE et ses impacts sur notre avenir énergétique, environnemental et industriel.
A compter du 4 septembre 2025, le débat public sera officiellement lancé. A cette date, vous pourrez vous exprimer en ligne via plusieurs outils participatifs, et durant plusieurs événements organisés sur le territoire.
En attendant, vous pouvez dès maintenant consulter le dépliant de présentation et vous inscrire aux webinaires du débat ! Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour échanger et entendre votre point de vue sur l’avenir du réseau électrique.
Pour ne rien rater de l’actualité du débat pendant les mois à venir, abonnez-vous à la lettre d’information du débat.
Vous pouvez également nous suivre sur les réseaux sociaux :
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24/07/2025
Depuis la mi-mai, un chantier d’envergure prend forme dans le Puy-de-Dôme. Il ne s’agit pas seulement de déployer un réseau fibre optique performant, mais de le faire de manière durable, en lien étroit avec les ressources et l’identité du territoire. Aux côtés du Groupe NGE,
les équipes d’OT ENGINEERING mènent une opération exemplaire, alliant technologie de pointe, logistique éco-responsable et valorisation des matériaux volcaniques locaux.
Dès ses premières phases, ce projet s’est distingué par une approche environnementale intégrée. Trois leviers majeurs en témoignent :
Ce triptyque technique illustre comment l’innovation peut concilier performance industrielle et sobriété environnementale, dans un secteur encore marqué par des pratiques conventionnelles.
Un mois après le lancement, les résultats sont déjà concrets : 10 kilomètres de fibre optique ont été installés dans le Puy-de-Dôme. La suite est déjà en préparation avec une extension prévue dès juillet dans le Cantal et l’Allier. À horizon 1 à 2 ans, l’objectif est de couvrir l’ensemble des zones concernées, et d’offrir aux habitants une connectivité à haut débit équivalente à celle des centres urbains.
Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de réduction de la fracture numérique et témoigne de la capacité à mettre l’innovation au service des territoires ruraux.
Au-delà des chiffres, ce chantier illustre une transition concrète vers un aménagement numérique plus responsable. Il démontre qu’il est possible de valoriser les ressources naturelles locales tout en répondant à des enjeux nationaux : développement de la fibre, transition énergétique, résilience des infrastructures.
C’est également un signal fort adressé aux collectivités et aux acteurs publics : les solutions durables sont aujourd’hui disponibles, opérationnelles et adaptées aux réalités de terrain.
Si ce projet avance aussi efficacement, c’est grâce à l’engagement des équipes d’OT ENGINEERING et de leurs partenaires. Leur maîtrise technique, leur capacité d’adaptation et leur esprit d’innovation sont les clés de cette réussite. Ce sont ces compétences humaines qui permettent de transformer une vision durable en une réalité concrète sur le terrain.
24/07/2025
Depuis le 15 juillet 2025, un important chantier de raccordement est mené par GRDF à Amanvillers (Moselle). L’objectif : raccorder l’unité de méthanisation de la ferme des Champenois au réseau de gaz de l’agglomération de Metz.
Ce projet ambitieux permettra bientôt d’alimenter une partie de la métropole en biogaz, un gaz renouvelable issu de la fermentation de déchets agricoles tels que la paille, le lisier ou encore le fumier.
Pour assurer ce raccordement, 6 kilomètres de canalisations sont en cours d’enfouissement, jusqu’à Châtel-Saint-Germain. Une trancheuse RIVARD est mobilisée pour ouvrir la voie : "Une première section de deux kilomètres traverse les champs, avant de longer les routes communales sur les quatre kilomètres restants", explique Brice Jacinto, chargé d’affaires chez GDF. Au rythme de 700 mètres par jour, les travaux devraient s’achever aux alentours du 26 juillet.
GRDF a choisi la technique « bas carbone », qui intègre une approche plus respectueuse de l’environnement. L’opération repose sur l’utilisation de tourets de gaz MPC enrubannés directement en usine, ce qui permet de réemployer in situ les terres excavées et de limiter ainsi l’impact écologique des travaux.
Le montant total de l’opération s’élève à 650 000 euros, intégralement financés par GRDF. L’injection effective du biogaz dans le réseau, en revanche, devra attendre la fin novembre, une fois le poste de distribution mis en service. Ce dernier aura un double rôle essentiel : "Il nous permet de contrôler la qualité du gaz avant son injection dans le réseau, et d’assurer son odorisation, indispensable pour la sécurité des usagers", précise Bastien Régnier, directeur Grand Est de GRDF. En effet, le gaz étant naturellement inodore, une odeur est ajoutée pour faciliter la détection en cas de fuite.
Ce chantier s’inscrit dans la stratégie de transition énergétique menée par GRDF, qui vise à couvrir 25 % des besoins en gaz de la région Grand Est avec du biogaz d’ici 2030. À Metz, les bénéfices seront rapidement tangibles : "Grâce à ce méthaniseur, un quart des logements chauffés au gaz seront alimentés à 100 % en gaz vert", se réjouit Bastien Régnier.
Une dernière étape reste à franchir : la conversion du méthaniseur, actuellement dédié à la production d’électricité depuis 2014, vers la production de gaz. L’unité traite déjà les déchets organiques de plusieurs exploitations agricoles dans un rayon d’environ dix kilomètres. Sa transformation contribuera à renforcer encore davantage la filière locale du gaz renouvelable, au service d’un modèle énergétique plus durable.
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23/07/2025
Le transport routier entre progressivement dans une phase de transition énergétique concrète avec la mise en service de camions lourds 100 % électriques subventionnés. Locaroute, filiale du groupe CLSP, devient le premier transporteur en France à bénéficier de la nouvelle prime CEE pour poids lourds électriques. À travers une convention signée avec EDF et Volvo Trucks France, l’entreprise inaugure un dispositif inédit, déjà activé pour un premier véhicule mis en exploitation sur chantier.
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Un dispositif CEE dédié aux poids lourds électriques
Mis en œuvre via l’arrêté du 19 décembre 2024, le dispositif CEE repose sur la fiche opération TRA-EQ-129. Il permet aux transporteurs d’obtenir une aide couvrant jusqu’à 25 % du prix HT d’un véhicule électrique neuf, acheté ou loué sur une durée minimale de 60 mois. Dans le cadre de cette mesure, EDF a versé une prime à Locaroute, quatre mois après la demande, grâce à un suivi étroit du dossier par Volvo Trucks et son agent Sodimavi. Ce processus rapide vient illustrer une coordination simplifiée entre industriel et énergéticien, visant à encourager les acteurs du transport à investir dans des flottes à faibles émissions.
Un véhicule taillé pour les usages intensifs
Le modèle livré est un Volvo FMX Electric en configuration 8×4 tridem, équipé d’un plateau avec grue et de six packs batteries, lui conférant une autonomie opérationnelle de 250 à 300 km par jour. Cette configuration permet une intégration directe dans les activités de PowerCharge, entité du groupe CLSP spécialisée dans la fourniture d’électricité décarbonée sur chantiers grâce à des batteries mobiles. Le véhicule, déjà disponible en stock, a pu être déployé sans délai pour des missions de livraison et de levage sur des zones non raccordées au réseau électrique.
Retours d’usage et implications sectorielles
Selon le constructeur, du point de vue des conducteurs, les retours sont positifs. Stéphane, chauffeur chez Locaroute, met en avant le confort de conduite, l’absence de bruit et la réduction notable de la fatigue quotidienne. Ce témoignage souligne les gains en qualité de travail que peut induire une motorisation électrique dans le transport routier. Au-delà du cas Locaroute, cette opération pourrait ouvrir la voie à une généralisation progressive du financement CEE pour les véhicules lourds. La convention EDF-Volvo Trucks, l’une des premières du genre, pourrait ainsi servir de modèle reproductible pour d’autres partenariats industriels.
Si l’autonomie et les infrastructures de recharge restent des enjeux critiques, des solutions logistiques comme celles proposées par PowerCharge montrent qu’il existe déjà des alternatives viables pour les usages spécialisés. L’enjeu désormais : structurer une filière d’électrification du transport lourd appuyée par des dispositifs d’aide stables et duplicables à l’échelle nationale et européenne.
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