14/04/2026
Le groupe Lafarge a été condamné, lundi 13 avril 2026, par le tribunal correctionnel de Paris à l’amende maximale de 1,125 million d’euros pour financement du terrorisme en Syrie. L’ancien PDG, Bruno Lafont, a été condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate.
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La justice française reproche au cimentier d’avoir versé, en 2013 et 2014, des fonds à plusieurs groupes jihadistes afin de maintenir l’activité de son usine située dans le nord du pays, alors en pleine guerre civile. Ces paiements visaient à garantir la sécurité du site et la poursuite de la production, malgré un contexte sécuritaire particulièrement dégradé.
Au-delà de cette amende principale, la société a également été condamnée à une amende douanière de 4,57 millions d’euros. Cette sanction est prononcée solidairement avec quatre anciens responsables du groupe, pour non-respect des sanctions financières internationales et violation de l’embargo en vigueur contre la Syrie à cette période. Ces infractions figuraient au cœur d’un procès particulièrement suivi, en raison de la gravité des faits reprochés et de leurs implications géopolitiques.
Sur le plan pénal, plusieurs anciens dirigeants ont été lourdement sanctionnés. L’ancien PDG, Bruno Lafont, a été condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate. Par la voix de son avocate, il a annoncé faire appel de cette décision. L’ex-directeur général adjoint, Christian Herrault, a quant à lui écopé de cinq ans d’emprisonnement. Sept autres anciens cadres du groupe ont également été condamnés à des peines allant de 18 mois à sept ans de prison, traduisant la volonté du tribunal de sanctionner l’ensemble de la chaîne de responsabilités au sein de l’entreprise.
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