19/08/2026
L’été 2026 le confirme une nouvelle fois : les épisodes de chaleur extrême et les pénuries d’eau à répétition ne constituent plus des parenthèses exceptionnelles. Canicules et sécheresses s’installent durablement sur l’ensemble du territoire français et bouleversent les équilibres économiques, sociaux et territoriaux.
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Loin de simples désagréments passagers, ces phénomènes représentent désormais un défi structurel. Ils affectent la santé des populations, fragilisent les activités économiques et imposent aux territoires de repenser leurs modes de fonctionnement. Agriculture, énergie, bâtiment, tourisme : aucun secteur n’échappe à ces nouvelles contraintes.
Face à cette situation, une question devient incontournable : comment adapter durablement notre modèle économique et nos territoires à un climat qui a changé ?
Pour contribuer à y répondre, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) organise, le 23 septembre 2026, un événement consacré aux conséquences économiques des sécheresses et des épisodes de chaleur extrême. Cette rencontre doit permettre de dresser un premier bilan, mais aussi d’ouvrir un cycle de réflexion plus large sur l’adaptation au changement climatique.
La multiplication des épisodes de chaleur et des périodes de manque d’eau rend nécessaire un diagnostic précis et partagé. L’objectif de la rencontre du 23 septembre est ainsi d’objectiver les conséquences du changement climatique sur le tissu économique français et d’identifier les réponses déjà mises en œuvre sur le terrain.
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Au-delà des conséquences immédiates, ces perturbations posent la question de la capacité des entreprises et des territoires à anticiper des phénomènes appelés à se répéter.
Pour comprendre les effets concrets de ces bouleversements, les données économiques ne suffisent pas. Les expériences des acteurs de terrain sont essentielles pour mesurer les difficultés rencontrées et identifier les solutions qui fonctionnent déjà. En tant qu’assemblée représentative de la société civile organisée, le CESE réunit des représentants issus notamment des entreprises, du monde agricole, des salariés, des collectivités territoriales et des associations.
L’événement du 23 septembre donnera ainsi une place centrale aux témoignages de celles et ceux qui sont directement confrontés aux sécheresses, aux fortes chaleurs et à leurs conséquences sur l’activité économique. Ces retours d’expérience permettront de mettre en évidence les vulnérabilités des différents secteurs, mais également les capacités d’innovation et d’adaptation déjà à l’œuvre dans les territoires.
La journée du 23 septembre ne constitue pas une réflexion isolée. Elle doit poser les premières bases d’un travail plus vaste consacré à l’adaptation de l’économie française au changement climatique.
Un premier objectif sera d’établir un bilan chiffré et prospectif, centré sur les activités économiques. Il s’agira notamment de mieux mesurer les coûts des événements climatiques extrêmes, d’identifier les secteurs et territoires les plus vulnérables et de comprendre les conséquences de ces transformations sur l’emploi et l’organisation du travail. Mais établir un constat ne suffit pas. L’enjeu est également de faire émerger des pistes permettant de renforcer la résilience des entreprises et des territoires. L’adaptation peut en effet devenir un levier de transformation, d’innovation et de développement de nouvelles activités.
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Cette rencontre constitue ainsi la première étape d’un cycle plus large porté par le CESE. Au cours de l’année à venir, d’autres travaux et réunions thématiques viendront approfondir cette réflexion, en explorant notamment les dimensions sociales, sociétales et environnementales de l’adaptation au changement climatique. L’objectif est de dépasser la seule gestion des crises pour construire une approche durable : comment organiser nos activités, nos infrastructures et nos territoires face à des conditions climatiques désormais durablement différentes ?
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) conseille le Gouvernement et le Parlement. Il représente les organisations de la société civile et associe également les citoyens à la vie démocratique.
La Constitution de la Ve République définit les institutions françaises et leurs missions. L’Assemblée nationale et le Sénat constituent le Parlement : ils votent la loi et contrôlent l’action du Gouvernement. À leurs côtés, le CESE est l’assemblée consultative de la République. Son rôle est inscrit dans la Constitution.
L’article 69 prévoit notamment que le CESE, lorsqu’il est saisi par le Gouvernement, donne son avis sur les projets de loi, d’ordonnance ou de décret ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumis.
L’article 70 prévoit que le CESE peut être consulté par le Gouvernement et le Parlement sur tout problème de caractère économique, social ou environnemental. Il est également consulté sur les projets de loi de programmation définissant les orientations pluriannuelles des finances publiques. Tout plan ou projet de loi de programmation à caractère économique, social ou environnemental lui est soumis pour avis.
Dans le contexte climatique actuel, cette mission prend une dimension particulière. Les transformations provoquées par les canicules et les sécheresses ne relèvent pas d’un seul domaine : elles touchent à la fois l’économie, l’emploi, la santé, l’environnement, les territoires et les conditions de vie.
C’est précisément cette approche transversale que le CESE entend mettre en œuvre. Le rendez-vous du 23 septembre 2026 doit ainsi contribuer à passer du constat de l’urgence à la construction collective de solutions d’adaptation, afin de préparer durablement l’économie et les territoires français au climat de demain.