09/09/2026
Et si la transition écologique était aussi une réponse aux enjeux d’insertion professionnelle ? C’est le pari de NGE, qui lance une expérimentation avec makesense et la Fondation FACE pour faire connaître ses métiers liés à la transition écologique auprès de candidats éloignés de l’emploi.
L’initiative sera présentée le 12 septembre à la Cité du Cinéma de Saint-Denis, à l’occasion d’« UNIQUES », le festival consacré à l’égalité des chances. Elle part d’un constat simple : alors que les besoins de recrutement sont importants dans de nombreux métiers participant à la transformation écologique des infrastructures, ces opportunités restent encore largement méconnues d’une partie des candidats.
Le groupe de BTP, le quatrième acteur du secteur en France, entend donc expérimenter une autre manière d’aller chercher les talents. NGE devient le premier acteur à tester ce dispositif, avec une première mise en œuvre en Île-de-France, dans la région Sud, le Grand Est et en Bretagne.
L’expérimentation repose notamment sur Greentaf, une plateforme développée par makesense autour des métiers de la transition écologique inclusive. Son principe : rapprocher entreprises, candidats et acteurs de l’emploi, notamment pour toucher des profils ouvriers et techniciens qui passent moins souvent par les circuits de recrutement classiques.
Pour NGE, l’enjeu est double. Il s’agit à la fois de mieux faire connaître des métiers parfois peu visibles et d’élargir le profil des personnes susceptibles de postuler. Ferroviaire, nucléaire, gestion de l’eau, rénovation énergétique ou encore ingénierie : les secteurs concernés couvrent des activités très différentes.
Parmi les postes identifiés figurent notamment des monteurs caténaires, mécaniciens matériel, canalisateurs, chefs d’équipe, conducteurs de travaux bois ou encore chefs de chantier spécialisés dans la rénovation énergétique. Des fonctions d’ingénierie et de pilotage de projets sont également concernées.
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La liste n’est toutefois pas figée. Elle doit évoluer en fonction des besoins de recrutement du groupe et des opportunités identifiées dans les différentes régions.
Au-delà de la diffusion d’offres d’emploi, le dispositif prévoit également de mettre en avant les formations proposées par NGE et de travailler avec les acteurs locaux de l’emploi, comme les missions locales ou la Fondation FACE. Les parcours des candidats et les retours d’expérience seront suivis afin de mesurer ce qui fonctionne et, à terme, d’ajuster le dispositif.
« Nous expérimentons de nouvelles façons de rendre visibles les métiers de la transition écologique auprès des publics éloignés de l’emploi », explique Laurence Lelouvier, directrice des ressources humaines de NGE, qui voit dans cette démarche un moyen de proposer « des trajectoires professionnelles durables » sans discrimination.
Pour makesense, l’enjeu est également de rapprocher les jeunes des métiers qui participeront à la transformation des territoires. « C'est l'occasion pour nous d'expérimenter et déployer des parcours d'accompagnement et de recrutement bienveillants », souligne sa co-fondatrice Alizée Lozac'hmeur.
Cette expérimentation intervient ainsi à la croisée de deux enjeux qui se rejoignent de plus en plus : répondre aux besoins de recrutement des entreprises et permettre à davantage de personnes d’accéder aux emplois générés par la transition écologique. Reste désormais à savoir si cette nouvelle façon de recruter permettra effectivement de faire émerger de nouveaux candidats et, surtout, de nouvelles vocations. C’est précisément ce que NGE, makesense et FACE chercheront à mesurer dans les prochains mois.