25/09/2026
À l’occasion de son premier déplacement depuis son élection à la présidence des Canalisateurs, Christophe Ruas s’est rendu en Normandie pour échanger avec les acteurs régionaux de l’eau. Au cœur des discussions : le vieillissement des réseaux, les besoins de renouvellement et les conséquences du report des travaux.
Le calendrier était symbolique. Pour son premier déplacement depuis son élection à la présidence des Canalisateurs, Christophe Ruas a choisi la Normandie. Accompagné de Leslie Laroche, il est venu à la rencontre des professionnels et des acteurs locaux de l’eau pour évoquer l’un des défis majeurs de la filière : le renouvellement des réseaux vieillissants.
Sur le terrain, les professionnels ont déjà trouvé une formule pour résumer la situation : le « papy-boom des réseaux ». Une expression qui traduit une réalité devenue difficile à ignorer : une partie des infrastructures arrive progressivement à un âge où les besoins de renouvellement se multiplient.
Pour Les Canalisateurs, le débat ne peut toutefois pas se résumer à une question de volume d’investissement. Combien faut-il investir ? Où faut-il le faire ? Et à quel moment ? Ces interrogations sont au cœur des travaux actuellement menés par l’organisation professionnelle sur le coût de l’inaction.
Car différer un chantier de renouvellement ne fait pas disparaître le besoin. Le vieillissement des réseaux peut, au contraire, conduire à une augmentation des risques de défaillance et rendre les interventions futures plus complexes. L’enjeu consiste donc à mieux anticiper les besoins et à hiérarchiser les investissements afin d’intervenir au moment le plus pertinent. Une problématique particulièrement importante pour les collectivités et les gestionnaires de réseaux, confrontés à des arbitrages permanents en matière d’investissement.
Sponsor d'Intertas.info
La rencontre normande a réuni un large éventail d’acteurs : maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, entreprises, représentants de l’Agence de l’eau et professionnels du secteur.
L’objectif était de confronter les expériences et les contraintes de chacun. Car si le vieillissement des réseaux constitue un constat partagé, les réponses à apporter dépendent aussi des réalités locales, des infrastructures existantes et des capacités d’investissement des territoires. Cette journée a également permis à la nouvelle présidence des Canalisateurs de prendre le pouls du terrain et d’échanger directement avec ceux qui interviennent quotidiennement dans la gestion et le renouvellement des réseaux.
La Normandie ne devrait pas rester une étape isolée. Les Canalisateurs souhaitent désormais multiplier ces rencontres régionales afin de poursuivre le dialogue avec les professionnels et les décideurs au plus près des territoires.
Christophe Ruas a salué la mobilisation de Régis Binet, président de la FRTP Normandie, de Frédéric Richardon, délégué régional, ainsi que de ses adjoints Damien Barruet et Olivier Ciubucciu. Il a également remercié Ludovic Genet, Marion Reulet, Matthieu Jacotot, Valentina Gaviria Santos et Nadia Abidi, qui ont contribué à la richesse des échanges.
Avec cette première étape normande, Les Canalisateurs entendent ainsi installer un dialogue régulier avec les acteurs locaux. Une démarche qui intervient alors que la question du renouvellement des infrastructures d’eau s’impose progressivement comme un enjeu de long terme.
Après la Normandie, d’autres régions doivent désormais accueillir ces rencontres. Une manière, pour la profession, de rappeler que l’avenir des réseaux se joue aussi dans les décisions prises aujourd’hui.
Sponsor d'Intertas.info, qui nous permet de vous informer