31/07/2026
À Saint-Jean-de-Védas (Hérault), un récolement par technologie gyroscopique a été réalisé, par CPMAT, sur une conduite acier posée en forage dirigé par le Groupe GENDRY. Cette intervention a permis de relever avec une grande précision le tracé tridimensionnel de l'ouvrage, garantissant ainsi une localisation fiable de l'infrastructure.
Le recours au gyroscope constitue une solution particulièrement adaptée aux ouvrages dont la détection est complexe. Cette technologie permet en effet d'effectuer le récolement et la géodétection en catégorie A des conduites inaccessibles, des ouvrages posés en forage dirigé ainsi que des réseaux très profonds, notamment au-delà de 5 mètres de profondeur. Indépendante des conditions de surface et des équipements de détection conventionnels, elle apporte un niveau de précision élevé pour la cartographie des réseaux enterrés.
La réussite de cette opération a également reposé sur la mobilisation des équipes présentes sur le chantier. Les équipes de SOBECA (Groupe Firalp) ont fait preuve d'une grande réactivité en sécurisant rapidement l'accès à la conduite grâce à la mise en place d'un blindage en fond de fouille. Cette intervention a permis aux opérateurs de réaliser les mesures dans des conditions de sécurité optimales, conformément aux exigences du chantier.
Cette opération illustre l'intérêt des technologies gyroscopiques pour le récolement des réseaux enterrés les plus complexes. En offrant une solution fiable pour les conduites inaccessibles, les ouvrages réalisés en forage dirigé et les réseaux de grande profondeur, le gyroscope répond aux enjeux de précision, de traçabilité et de sécurisation des infrastructures souterraines.
31/07/2026
Les réseaux de chaleur connaissent une croissance sans précédent. Alimentés par la biomasse, la géothermie, la chaleur de récupération ou d'autres énergies renouvelables, ils occupent désormais une place centrale dans les politiques de décarbonation des villes. Mais cette montée en puissance s'accompagne d'un défi de taille : garantir, sur plusieurs décennies, la fiabilité de milliers de kilomètres de canalisations enterrées.
Pour les exploitants, la question n'est plus seulement de réparer rapidement lorsqu'une fuite survient. L'objectif est désormais d'anticiper les défaillances avant qu'elles n'affectent la continuité du service. Cette évolution marque le passage d'une maintenance corrective à une maintenance prédictive, rendue possible par les technologies de monitoring.
Dans un réseau de chaleur pré-isolé, les premiers signes de dégradation sont rarement visibles. Une infiltration d'humidité dans l'isolant peut rester indétectable pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Pourtant, ses conséquences sont bien réelles : augmentation des pertes thermiques, corrosion progressive des tubes, vieillissement prématuré des gaines et, à terme, interventions lourdes nécessitant des travaux de terrassement.
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Détecter ces phénomènes à un stade précoce constitue donc un enjeu majeur, tant sur le plan économique que sur celui de la performance énergétique. C'est précisément sur ce terrain que s'est développée l'expertise de Lancier Monitoring. Depuis plusieurs décennies, l'entreprise conçoit des systèmes capables de surveiller en permanence l'état des réseaux pré-isolés et d'alerter les exploitants dès l'apparition d'une anomalie.
Au cœur de cette approche figure la gamme PipeMonitor, destinée au contrôle continu des boucles de détection intégrées dans les canalisations. Compatible avec les principaux systèmes de détection utilisant des fils cuivre (Cu), nickel-chrome (NiCr) ou HDW, la solution assure une surveillance permanente du réseau et transmet automatiquement les informations aux centres d'exploitation.
L'intérêt de cette supervision continue dépasse largement la simple génération d'alarmes. Les mesures sont enregistrées dans le temps, permettant d'observer l'évolution d'un défaut, de suivre son aggravation éventuelle et de programmer les interventions avant qu'une panne ne survienne.
Lorsqu'une anomalie est détectée, tout l'enjeu consiste à localiser précisément la zone concernée. Une fuite mal localisée peut entraîner des investigations longues et coûteuses, ainsi que des ouvertures de chaussée parfois inutiles.
Pour limiter ces opérations, Lancier Monitoring complète ses systèmes fixes par des instruments de mesure portables utilisés directement sur le terrain. Ces équipements permettent aux équipes de maintenance de confirmer le diagnostic et d'affiner la localisation du défaut avant toute intervention de génie civil. Cette précision contribue à réduire les délais d'intervention, les coûts de réparation et les perturbations pour les riverains.
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Le monitoring des réseaux évolue également avec la montée en puissance de la donnée. Longtemps limitée à une fonction d'alerte, la supervision devient aujourd'hui un véritable outil d'aide à la décision. Les historiques de mesures permettent d'identifier les dérives lentes, de suivre le vieillissement des ouvrages et de hiérarchiser les opérations de maintenance.
Pour les exploitants, cette connaissance fine du comportement des infrastructures représente un levier important d'optimisation. Les investissements peuvent être mieux ciblés, les interventions mieux planifiées et les risques de rupture de service significativement réduits.
L'évolution des infrastructures s'accompagne également de nouvelles possibilités en matière de connectivité. Grâce aux technologies de communication LTE et LoRaWAN, les équipements de monitoring peuvent désormais être installés sur des sous-stations isolées ou des ouvrages éloignés, sans alimentation filaire ni liaison de communication dédiée. Cette instrumentation décentralisée facilite la surveillance de l'ensemble du réseau, y compris dans les secteurs les plus difficiles d'accès, et contribue à une gestion plus précise du patrimoine.
À mesure que les réseaux de chaleur prennent une place croissante dans les stratégies énergétiques des collectivités, leur disponibilité devient un enjeu essentiel. Dans ce contexte, les solutions développées par Lancier Monitoring illustrent une évolution de fond : la surveillance permanente n'est plus seulement un moyen de détecter les défauts. Elle devient un véritable outil de pilotage des infrastructures.
En transformant les données collectées sur le terrain en indicateurs d'exploitation, le monitoring permet aux gestionnaires d'intervenir au bon moment, au bon endroit et avec le niveau d'effort adapté. Une approche qui s'inscrit pleinement dans les objectifs de performance, de sobriété énergétique et de résilience des réseaux urbains de demain.
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30/07/2026
En juin dernier, l'agence d'innovation territoriale de Paris et de la métropole, Paris & Co, a dévoilé un guide intitulé « Chantiers durables et apaisés – Solutions et retours d'expérience pour transformer les chantiers urbains ». Fruit de dix mois de travail collaboratif, cette publication ambitionne d'accompagner la transformation des chantiers en ville afin de les rendre moins polluants, moins bruyants et mieux intégrés à leur environnement.
Ce document est le résultat d'une démarche collective initiée par six partenaires – Alkern, Eiffage, Enedis, Kiloutou, Setec et Volvo Construction Equipment – et coordonnée par Paris & Co. Une quinzaine d'autres acteurs, parmi lesquels l'Université Gustave Eiffel, l'Ademe et Toulouse Métropole, ont également contribué à son élaboration.
Le guide part d'un constat simple : les villes denses doivent continuellement construire, réhabiliter et moderniser leurs infrastructures pour répondre aux enjeux de transition écologique, de résilience climatique et d'amélioration du cadre de vie. Développement des mobilités douces, rénovation des réseaux, lutte contre les îlots de chaleur… autant de projets indispensables qui nécessitent des chantiers toujours plus nombreux.
Mais cette dynamique s'accompagne de nombreuses contraintes pour les habitants et les territoires. Nuisances sonores, émissions de polluants, congestion, gestion des déchets, impacts sur les sols et la biodiversité, acceptabilité sociale ou encore conditions de travail : ces problématiques appellent une évolution profonde des pratiques de l'ensemble de la filière.
Face à ces enjeux, les membres du groupe de travail « Chantiers durables et apaisés » se sont fixé un objectif : proposer des solutions concrètes pour concevoir des chantiers plus sobres, plus respectueux de leur environnement et mieux acceptés par les riverains.
Le guide rassemble ainsi des retours d'expérience, des bonnes pratiques et des outils opérationnels destinés à accompagner les maîtres d'ouvrage, entreprises, collectivités, bureaux d'études, opérateurs de réseaux et l'ensemble des acteurs du secteur dans cette transition.
Pour élaborer cette ressource, le collectif a misé sur une approche collaborative associant des acteurs représentatifs de toute la chaîne de valeur du chantier. Pendant plusieurs mois, industriels, entreprises de travaux, gestionnaires de réseaux, bureaux d'études et institutions ont confronté leurs expertises afin d'identifier des solutions applicables à grande échelle.
Cette démarche repose sur trois principes : favoriser la coopération entre les acteurs pour partager innovations et retours d'expérience, produire des ressources communes accessibles en open source afin de faciliter leur appropriation, et diffuser largement les enseignements du collectif pour accélérer l'adoption de nouvelles pratiques dans toute la filière.
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Un levier pour accélérer la transition des chantiers urbains
Avec cette publication, Paris & Co et ses partenaires entendent contribuer à la structuration d'une filière capable de concilier performance des chantiers, transition écologique et qualité de vie en ville. Le guide se veut avant tout un outil pratique pour accompagner la montée en puissance de chantiers plus durables, plus inclusifs et plus harmonieux avec leur environnement urbain.
Le guide « Chantiers durables et apaisés – Solutions et retours d'expérience pour transformer les chantiers urbains » est disponible en libre accès auprès de Paris & Co. Téléchargez dès maintenant !
24/07/2026
Le consortium H2med franchit une nouvelle étape dans le développement du premier grand corridor d'hydrogène décarboné de l'Union européenne. Après l'achèvement des études de pré-ingénierie (pre-FEED), le projet de canalisation sous-marine BarMar, destiné à relier Barcelone à Marseille, entre officiellement dans sa phase de Front-End Engineering Design (FEED). Cette étape marque le passage de la faisabilité à la conception technique détaillée d'une infrastructure stratégique pour la décarbonation de l'Europe.
Les études de pré-ingénierie ont permis de confirmer la viabilité technique globale du projet. Elles ont également validé les principaux choix de conception concernant la canalisation sous-marine et la station de compression, tout en définissant un corridor de passage s'appuyant sur les premières conclusions des études d'impact environnemental, qui se poursuivent.
Avec le lancement de la phase FEED, le projet entre désormais dans une étape déterminante. Les travaux porteront sur la validation de la conception finale de la canalisation et de son tracé, la finalisation de la configuration de la station de compression, la préparation des dossiers réglementaires ainsi que la définition des spécifications techniques nécessaires aux futurs appels d'offres et à l'approvisionnement en matériaux.
Cette phase intégrera également les résultats des études techniques et environnementales ainsi que les enseignements issus de la consultation publique menée en France et en Espagne, clôturée en juillet 2026. En France, les garants de la concertation doivent publier d'ici la mi-août un rapport de synthèse comprenant plusieurs recommandations qui seront prises en compte par les promoteurs du projet.
La prochaine étape consistera à attribuer le contrat de conception technique et de l'étude détaillée de la partie sous-marine de BarMar. Les études FEED fourniront ensuite les éléments techniques indispensables aux partenaires et aux investisseurs pour prendre la Décision Finale d'Investissement (FID), préalable au lancement de la construction.
L'objectif demeure une mise en service commerciale de l'infrastructure à l'horizon 2032, sous réserve de l'obtention de l'ensemble des autorisations réglementaires.
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Plus de 28 millions d'euros de soutien européen
Le développement de BarMar bénéficie d'un important soutien financier de l'Union européenne. Dans le cadre des financements accordés en janvier 2025 au corridor H2med par le Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE), le projet a obtenu plus de 28 millions d'euros.
Ces fonds permettent de financer les études d'ingénierie, les campagnes d'investigation sous-marines et environnementales, les évaluations d'impact ainsi que les démarches nécessaires à l'obtention des autorisations, en complément des investissements réalisés par les promoteurs.
« Nous passons des études de faisabilité à une modélisation industrielle concrète, une étape clé pour soutenir les objectifs de décarbonation de l'Europe. Désigné comme Projet d'Intérêt Commun (PIC) et autoroute de l'énergie par la Commission européenne, H2med vise une mise en service d'ici 2032, sous réserve que toutes les conditions réglementaires soient remplies tout au long du corridor H2med », a déclaré Francisco de la Flor, PDG de BarMar.
Un soutien politique renforcé
Au-delà des avancées techniques, le corridor H2med bénéficie d'un appui politique croissant. Le 6 juillet, une réunion ministérielle du Groupe de haut niveau sur l'Europe du Sud-Ouest s'est tenue à Paris. Elle a réuni les ministres de l'Énergie de la France, de l'Espagne et du Portugal, le commissaire européen à l'Énergie Dan Jørgensen, ainsi que les régulateurs et les opérateurs concernés.
Pour la première fois, l'Allemagne a participé à cette instance régionale, signe du renforcement de la coopération européenne autour des grandes infrastructures énergétiques. Cette mobilisation confirme le caractère stratégique du corridor H2med, appelé à devenir l'un des principaux axes de transport d'hydrogène renouvelable entre la péninsule Ibérique et le reste de l'Europe.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE (PDF - 170 Ko )
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24/07/2026
Avec quatre chantiers de stations d'épuration actuellement en cours dans le nord de la France et en Île-de-France, SERPOL (Groupe SERFIM) déploie un savoir-faire déjà solidement éprouvé dans d'autres territoires. Historiquement reconnue pour ses métiers de la dépollution, l'entreprise a également développé, au fil des années, une expertise pointue dans le traitement des effluents et la réalisation d'ouvrages d'épuration adaptés aux besoins des collectivités.
Source : Magazine SERFIM MAG
Parmi les solutions mises en œuvre par SERPOL, les filtres plantés de roseaux occupent une place à part. Si leur principe peut sembler simple, il repose sur une conception exigeante : reproduire le cycle naturel d'épuration de l'eau en associant l'action des végétaux à celle de matériaux filtrants, tels que le sable et les graviers. C'est précisément cette alliance entre génie civil, maîtrise hydraulique, technicité des matériaux et action du végétal qui garantit l'efficacité du procédé.
Entièrement biologique, cette solution a largement fait ses preuves. Elle séduit notamment les petites et moyennes collectivités par sa sobriété, sa fiabilité et sa capacité à répondre aux enjeux locaux. Une réponse à la fois technique et durable pour accompagner l'évolution des infrastructures d'assainissement des territoires.
Focus sur deux chantiers
À Noisy-Rudignon, SERPOL réalise la nouvelle station d'épuration à filtres plantés de roseaux de la commune, dans le cadre d'un projet porté par la Communauté de communes du Pays de Montereau. Démarré le 2 avril dernier avec les premiers travaux préparatoires, le chantier concerne une station dimensionnée pour 700 équivalents-habitants, destinée à remplacer un ouvrage devenu à la fois obsolète et sous-dimensionné.
« En parallèle des ouvrages principaux, nous prenons également en charge la réhabilitation de la lagune. C'est un élément clé, puisqu'elle permet le stockage et l'infiltration des eaux traitées restituées par la station. Compte tenu de l'état du terrain existant, il y avait urgence à intervenir, car les eaux débordaient sur l'emprise prévue pour la construction de la nouvelle STEP », précise Michaël Van Deth, ingénieur d'affaires chez SERPOL.
Concrètement, les eaux usées arrivent dans la station avant d'être réparties sur plusieurs filtres plantés de roseaux. Ces filtres sont constitués de bassins étanches remplis de matériaux filtrants, notamment des graviers et du sable, à travers lesquels l'eau s'infiltre progressivement. En surface, les roseaux favorisent l'aération du massif filtrant et stimulent les mécanismes biologiques qui assurent l'épuration de l'eau. Une fois filtrée, celle-ci est recueillie par un réseau de drainage avant de poursuivre son parcours au sein de la station.
Ce procédé présente plusieurs avantages. Il repose d'abord sur une épuration biologique, limitant le recours à des équipements lourds et énergivores. Il offre ensuite une solution robuste, simple d'exploitation et durable, particulièrement adaptée aux communes recherchant des ouvrages fiables et peu contraignants en maintenance. C'est ce qui en fait aujourd'hui une réponse particulièrement pertinente pour les territoires ruraux et périurbains.
La réalisation d'une station d'épuration à filtres plantés de roseaux ne consiste pas simplement à créer un bassin végétalisé. Le chantier débute par la préparation du terrain et les terrassements, nécessaires au façonnage des bassins. Viennent ensuite la mise en œuvre de leur étanchéité, la pose des canalisations, des drains, des postes et des regards, puis l'installation des équipements techniques, des réseaux secs et, selon les projets, d'ouvrages complémentaires comme un bassin d'orage.
La plantation des roseaux intervient seulement une fois l'ensemble des ouvrages achevés. Cette étape est loin d'être anecdotique : réalisée selon une densité précisément définie, elle conditionne directement les performances du procédé. Dans la grande majorité des cas, ce sont des Phragmites australis qui sont implantés, avec plusieurs milliers de plants sur un même site.
« Montceaux-lès-Meaux a ouvert la voie : c'est le premier projet de station d'épuration que nous avons déployé en Île-de-France. Depuis, SERPOL a confirmé cette dynamique avec trois autres chantiers en Île-de-France et dans le Nord », explique Nicolas Wiart, ingénieur travaux chez SERPOL.
À Montceaux-lès-Meaux, SERPOL a été chargée de la reconstruction complète de la station d'épuration de la commune, pour le compte du Syndicat mixte d'alimentation en eau potable de Crécy-la-Chapelle, Boutigny et environs. Démarrés à l'automne 2025, les travaux doivent s'achever à l'automne 2026.
L'objectif est de remplacer une ancienne station devenue vieillissante et désormais insuffisante pour répondre à l'évolution des besoins de la commune. La future installation, dimensionnée pour 650 équivalents-habitants, permettra de traiter les eaux usées du village dans des conditions plus performantes, plus fiables et plus durables.
À propos de SERPOL
Depuis 1983, SERPOL s’engage au service de l’environnement et de ses clients. Entreprise pionnière des métiers de la dépollution de sites en France, elle intervient aujourd’hui sur l’ensemble du territoire national et à l’international. Notamment, SERPOL est présente en Espagne grâce à sa filiale GEOAMBIENT.
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22/07/2026
Chaque été, lorsque les déplacements des voyageurs évoluent, SNCF Réseau profite de cette période pour intensifier ses travaux de modernisation. En Hauts-de-France, 12 grands chantiers seront menés durant l'été 2026 afin d'améliorer durablement la performance, la robustesse et la fiabilité du réseau ferroviaire.
De la liaison Roissy–Picardie à la ligne Laon–Hirson, les opérations porteront sur le renouvellement des voies, la modernisation des caténaires, les régénérations électriques ou encore la sécurisation des passages à niveau. Ces investissements s'inscrivent dans une programmation pluriannuelle destinée à lutter contre le vieillissement des infrastructures et à renforcer la qualité de service pour les voyageurs comme pour les entreprises ferroviaires.
Afin de limiter les conséquences sur les circulations, les interventions sont majoritairement réalisées de nuit ou en dehors des heures de pointe. Les équipes mobilisent également des moyens industriels de dernière génération, notamment des trains-usines capables de remplacer un armement caténaire toutes les 11 minutes sur la ligne Lille–Hirson ou de renouveler près de 1 000 mètres de voie chaque nuit sur les lignes Amiens–Boulogne et Lille–Hirson.
L'été 2026 sera également marqué par une nouvelle étape du chantier de la liaison Roissy–Picardie, projet majeur pour le développement des mobilités dans la région. En parallèle, une quarantaine de nuits de maintenance seront consacrées à l'entretien du réseau, une activité essentielle pour garantir chaque jour la sécurité, la fiabilité et la performance des circulations.
Comme le souligne Marie-Céline Masson, Directrice régionale Hauts-de-France de SNCF Réseau, la période estivale constitue un moment clé pour préparer le réseau de demain tout en préservant au maximum les déplacements des voyageurs.
Découvrez le détail des 12 chantiers de l'été, les temps forts des opérations et les moyens exceptionnels mobilisés dans le dossier de presse dédié.
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22/07/2026
Face à des épisodes pluvieux de plus en plus intenses, la Communauté d'agglomération Chauny-Tergnier-La Fère expérimente une nouvelle manière de gérer ses eaux usées. Plutôt que de multiplier les ouvrages de stockage, le territoire mise sur des infrastructures existantes rendues plus intelligentes. Un investissement de 3,2 millions d'euros qui illustre l'évolution des politiques d'assainissement en France.
Les réseaux d'assainissement sont confrontés à un défi grandissant. Sous l'effet de l'urbanisation et du changement climatique, les pluies intenses deviennent plus fréquentes, mettant à rude épreuve des infrastructures souvent conçues il y a plusieurs décennies. Lorsque les capacités des stations d'épuration sont dépassées, une partie des eaux peut être rejetée dans le milieu naturel sans traitement complet, avec des conséquences sur la qualité des cours d'eau.
Dans l'Aisne, la Communauté d'agglomération Chauny-Tergnier-La Fère a choisi d'aborder ce problème autrement. Après plusieurs années d'études, elle engage un vaste chantier destiné à moderniser la gestion de son réseau d'assainissement en s'appuyant davantage sur le pilotage des flux que sur la construction de nouveaux ouvrages.
Le projet repose sur une idée simple : connecter les stations d'épuration de Tergnier et de Chauny afin qu'elles fonctionnent de manière complémentaire.
Une canalisation de trois kilomètres est actuellement en cours de réalisation pour relier les deux installations. Un nouveau poste de refoulement, équipé de trois pompes, permettra de transférer une partie des eaux usées vers la station de Chauny lorsque celle de Tergnier approchera de la saturation lors des épisodes pluvieux.
La réalisation de cette liaison nécessite des travaux techniques d'envergure. Pour franchir un important carrefour routier sans perturber durablement la circulation ni ouvrir une tranchée en surface, les entreprises auront recours à la technique du forage dirigé. Cette méthode consiste à installer la canalisation en sous-sol, selon un tracé précisément guidé, limitant ainsi les nuisances pour les usagers et les impacts sur les infrastructures existantes.
Cette mutualisation des capacités de traitement offre une réponse plus souple aux variations de débit, sans avoir à augmenter massivement les capacités de chaque station.
L'autre innovation du projet réside dans la gestion dynamique du réseau. Des vannes automatisées seront installées à différents points stratégiques afin de retenir temporairement les eaux dans certaines canalisations lorsque les pluies deviennent trop importantes. Une fois le pic passé, ces volumes seront progressivement acheminés vers les stations d'épuration.
L'ensemble du dispositif sera piloté par un système informatique capable de suivre en temps réel les niveaux d'eau, d'anticiper les risques de surcharge et d'adapter automatiquement le fonctionnement du réseau. Autrement dit, les canalisations ne serviront plus uniquement à transporter les effluents : elles deviendront également des espaces de stockage temporaire, mobilisés uniquement lorsque cela est nécessaire.
Cette approche marque une évolution dans les stratégies d'investissement des collectivités. Traditionnellement, les problèmes de surcharge étaient souvent résolus par la construction de nouveaux bassins de rétention, ouvrages efficaces mais particulièrement coûteux et consommateurs d'espace.
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À Chauny-Tergnier-La Fère, le choix a été fait d'optimiser les infrastructures déjà en place grâce aux technologies de pilotage en temps réel. Une solution qui permet de limiter les investissements lourds tout en améliorant les performances environnementales du réseau. Le chantier représente néanmoins un investissement de 3,2 millions d'euros.
Les bénéfices attendus dépassent la seule modernisation des équipements. Le projet doit permettre d'améliorer la qualité du traitement des eaux usées, de réduire significativement les rejets dans le milieu naturel lors des fortes pluies et de rendre le réseau plus résilient face aux aléas climatiques
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Les travaux, engagés en juin, se poursuivront jusqu'à la fin de l'année 2026. Ils comprennent la pose de la canalisation de liaison, la construction du poste de pompage ainsi que l'installation des équipements de régulation et de pilotage. La mise en service complète est prévue en décembre 2026.
Au-delà du seul territoire axonais, cette opération illustre une tendance de fond dans la gestion de l'eau : face aux effets du changement climatique et aux contraintes budgétaires, les collectivités cherchent désormais à rendre leurs réseaux plus intelligents plutôt qu'à les agrandir systématiquement. Une évolution qui pourrait inspirer de nombreux territoires confrontés aux mêmes enjeux.
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21/07/2026
Parce qu’elles transportent des substances dangereuses, certaines canalisations sont soumises à une réglementation particulièrement stricte. Les incidents sont rares, mais peuvent avoir de lourdes conséquences sur l’environnement, la sécurité et la vie des riverains.
Qu’est-ce qu’une canalisation de transport de matières dangereuses ?
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Une canalisation de transport de matières dangereuses achemine du gaz naturel, des produits pétroliers ou chimiques sur de longues distances vers :
Ces conduites ne concernent pas le réseau de distribution urbain : elles sont plus imposantes (8 à 120 cm de diamètre) et fonctionnent à des pressions bien plus élevées (jusqu’à 94 bars).
La plupart du temps, elles sont enterrées à au moins 80 cm de profondeur et signalées en surface par des bornes de couleur :
Quels sont les risques ?
Bien que sécurisées et régulièrement surveillées, ces canalisations peuvent, très exceptionnellement, connaître une rupture ou une fuite. Les conséquences peuvent alors être :
Quelles en sont les causes ?
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Deux grandes familles de causes sont identifiées :
Grâce aux progrès dans la préparation des travaux, au repérage systématique des réseaux et au suivi technique renforcé, le nombre de fuites a diminué de plus de 50 % depuis les années 1970, pour atteindre aujourd’hui 15 à 25 événements par an, généralement de faible intensité.
Comment prévenir ces accidents ?
La réglementation impose désormais :
Depuis 2012, des servitudes d’utilité publique (SUP) encadrent l’urbanisme autour des canalisations à risque. Elles interdisent ou limitent la construction, notamment pour :
Ces servitudes sont définies en trois niveaux, selon l’exposition au risque, elle-même liée aux caractéristiques de la canalisation et à la nature du produit transporté.
En France, le réseau de transport de matières dangereuses représente environ 51 000 km :
Ces infrastructures, invisibles pour la plupart des citoyens, constituent un maillon essentiel de l’approvisionnement énergétique et industriel du pays, tout en nécessitant une vigilance constante.
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21/07/2026
À l'heure où le Plan France Très Haut Débit entre dans sa phase finale, une innovation apporte une réponse concrète à une grande partie des raccordements les plus complexes, en l'absence d'infrastructures existantes, et permet d'accélérer le déploiement de la fibre optique en France.
Selon l'Observatoire de la transition numérique des territoires, plusieurs centaines de milliers de raccordements complexes subsistent à l'échelle nationale, dont près de 6 500 dans le département de la Manche. Ces situations concernent principalement des habitations isolées ne disposant ni de fourreaux ni de poteaux exploitables sur le domaine public, rendant les travaux de génie civil traditionnels particulièrement onéreux.
Face à cet enjeu, plusieurs acteurs de la filière ont décidé de conjuguer leurs expertises afin de développer une solution innovante. Sous l'impulsion de Manche Numérique, ACOME, Altitude Infra et Axians ont co-développé une approche technico-économique reposant sur un procédé de câble de raccordement enterrable, spécialement conçu pour répondre aux contraintes des raccordements complexes.
Les premiers retours d'expérience sont particulièrement encourageants. Testée en conditions réelles, cette méthode permet de réaliser les installations deux fois plus rapidement qu'avec les techniques classiques de génie civil, tout en divisant par deux les coûts de raccordement. Au-delà des gains économiques, cette solution présente l'avantage d'être reproductible sur l'ensemble du territoire national, ouvrant ainsi la voie à une accélération du raccordement des foyers les plus difficiles d'accès.
Une démonstration grandeur nature a été organisée le 9 juillet dans le département de la Manche, où une habitation isolée a été raccordée avec succès grâce à ce nouveau procédé. L'événement s'est déroulé en présence des principaux acteurs institutionnels et professionnels du secteur, parmi lesquels l'Arcep, l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), InfraNum, l'Avicca et la FNCCR.
Cette innovation apporte une réponse concrète à une grande partie des situations complexes ne bénéficiant d'aucune infrastructure existante. Elle constitue ainsi un levier majeur pour poursuivre le déploiement de la fibre optique et tendre vers l'objectif de complétude du Plan France Très Haut Débit, en garantissant un accès au très haut débit sur l'ensemble des territoires.
Cette initiative illustre également la capacité des acteurs publics et privés à innover collectivement pour relever les derniers défis de la couverture numérique et renforcer l'égalité d'accès aux infrastructures numériques pour tous les citoyens. (Source et Images Acome)
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17/07/2026
Face aux enjeux croissants de sécurité sur les chantiers et à l'évolution des exigences réglementaires, la formation des professionnels de la détection des réseaux enterrés est devenue un levier essentiel. Avec Detect Academy, le groupe Detect Réseaux met son expertise de terrain au service des entreprises, des salariés et des futurs opérateurs.
Avant chaque chantier, une étape est incontournable : connaître précisément ce qui se trouve sous la surface. Réseaux d'eau potable, de gaz, d'électricité, d'assainissement, de télécommunications ou encore équipements de signalisation constituent un patrimoine souterrain complexe qu'il est indispensable d'identifier avant toute intervention. La détection des réseaux enterrés permet de localiser ces ouvrages de manière non intrusive afin de prévenir les endommagements, de sécuriser les interventions et de garantir la continuité des services. Une mission qui exige des compétences techniques de plus en plus pointues.
Une formation conçue par des professionnels du terrain
Pour accompagner cette montée en compétences, Detect Academy, organisme de formation du groupe DETECT RÉSEAUX, propose une offre complète dédiée aux métiers de la détection et du géoréférencement des réseaux enterrés.
S'appuyant sur l'expérience opérationnelle du groupe, Detect Academy forme aussi bien les entreprises souhaitant renforcer les compétences de leurs collaborateurs que les personnes en reconversion désireuses d'exercer un métier technique, recherché et porteur d'avenir.
Les parcours couvrent l'ensemble des besoins, depuis les formations de sensibilisation jusqu'à l'obtention du Titre Professionnel d'opérateur en détection de réseaux enterrés, en passant par des formations de perfectionnement et de préparation aux habilitations.
Parce que chaque entreprise possède ses propres enjeux, Detect Academy développe également des formations personnalisées permettant de répondre aux attentes spécifiques des professionnels.
L'organisme accompagne notamment les entreprises pour :
Cette approche sur mesure permet aux entreprises d'investir durablement dans les compétences de leurs collaborateurs tout en renforçant la sécurité et la qualité de leurs interventions.
La certification Qualiopi, un gage de qualité
Detect Academy est certifiée Qualiopi au titre des actions de formation. Cette certification nationale atteste de la qualité des processus pédagogiques mis en œuvre par l'organisme. Elle garantit des parcours de formation structurés, répondant aux exigences de la formation professionnelle, tout en facilitant l'accès aux dispositifs de financement pour les entreprises et les apprenants.
Dans un contexte où les métiers liés aux infrastructures et aux réseaux connaissent une évolution constante, la formation devient un investissement stratégique. En transmettant les savoir-faire techniques, les bonnes pratiques de terrain et la maîtrise des outils de détection, Detect Academy participe au développement d'une nouvelle génération de professionnels capables de répondre aux défis de la sécurité, de la performance et de la préservation des infrastructures.
Plus qu'un organisme de formation, Detect Academy s'affirme aujourd'hui comme un acteur de référence au service des entreprises et des métiers de la détection des réseaux enterrés.
Cliquez ici pour découvrir l'ensemble des formations proposées par Detect Academy et développer les compétences qui feront la différence sur vos futurs chantiers.
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16/07/2026
Communiqué - Dans le port du Havre (76), Eiffage Génie Civil Réseaux pilote le renouvellement du siphon de l'émissaire de l'Îlet, un ouvrage stratégique percé sous le bassin Vétillart grâce à un microtunnelier prénommé Aline. Pour sécuriser les phases sensibles de ce chantier hors norme, nos confrères ont fait appel à l'expertise interne d'Eiffage Énergie Systèmes, illustrant une nouvelle fois la force du travail en synergie au sein du groupe Eiffage.
Sur le site portuaire du Havre, exploité par Haropa Port, Eiffage Génie Civil Réseaux mène un chantier d'envergure : la réalisation d'une traversée par microtunnelier (DN 3 200 mm) sur environ 460 mètres linéaires, sous le bassin Vétillart, entre le quai de la Gironde et la chaussée des gares maritimes. À l'aide du microtunnelier Aline, l'ouvrage doit accueillir deux canalisations (DN 1 200 mm) destinées à remplacer l'actuel siphon de l'émissaire de l'Îlet, en service depuis plus d'un siècle. Ce nouveau passage, composé d'une galerie, de puits en parois moulées et de locaux techniques en surface (ou édicules), sera raccordé au collecteur existant pour le compte de Le Havre Seine Métropole (LHSM), maître d'ouvrage. L'enjeu consiste à garantir la continuité du transit des eaux usées tout en modernisant durablement un réseau vieillissant, sur un site portuaire en exploitation.
Pour mener à bien les opérations techniques au fond des puits, Eiffage Génie Civil Réseaux a sollicité l'expertise d'Eiffage Énergie Systèmes, et plus précisément de sa direction technique (Process Industriel et Ingénierie), spécialisée dans les process industriels, l'automatisme et le contrôle-commande. « Les équipes d'Eiffage Énergie Systèmes ont coordonné plusieurs volets techniques essentiels au bon déroulement du chantier : les travaux de pompage en fond de puits, pour gérer les infiltrations, la condensation et les purges ; la ventilation de chacun des puits, par insufflation d'air neuf et extraction d'air vicié ; ainsi que le pilotage automatisé de l'ensemble de ces systèmes », souligne Renaud Adell, responsable d'exploitation hydraulique.
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Cette collaboration illustre la richesse du modèle multimétiers du groupe Eiffage. Depuis deux ans, l'entité Eiffage Génie Civil Hydraulique et Réservoirs, spécialisée dans les stations de pompage, a rejoint la direction technique d'Eiffage Énergie Systèmes, renforçant ainsi son offre en ingénierie hydraulique. « Concrètement, sur ce chantier havrais, l'implantation rouennaise d'Eiffage Énergie Systèmes, dédiée à l'automatisme, a été sollicitée en premier lieu par Eiffage Génie Civil. C'est elle qui a fait appel à notre Business Unit nantaise pour ses compétences hydrauliques », explique Renaud Adell.
Cette mise en réseau des expertises internes entre Eiffage Génie Civil Réseaux et Eiffage Énergie Systèmes, avec l'appui de SBPI en sous-traitance de second rang, démontre comment les synergies entre branches permettent de répondre avec agilité aux exigences techniques des projets les plus complexes.
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16/07/2026
À Béziers (34), un chantier réalisé par l'entreprise Bouisseren pour le compte de GRDF a démontré tout le savoir-faire nécessaire à la conduite d'un forage dirigé dans un environnement souterrain complexe. Entre contraintes techniques, précision millimétrique et préparation rigoureuse, cette intervention a mobilisé l'ensemble des compétences des équipes, de la conception à la réalisation.
Pour Mickael Lecocq, responsable des activités de forages horizontaux chez Bouisseren, le principal défi résidait dans la configuration du site. Trois forages dirigés existants traversaient déjà le canal, réduisant considérablement les possibilités de passage. « La réussite de l'opération reposait avant tout sur une préparation méticuleuse et une parfaite maîtrise de la trajectoire de forage », explique-t-il.
Avant le démarrage des travaux, le bureau d'études de l'entreprise a procédé à une analyse approfondie du terrain. Grâce à une implantation particulièrement rigoureuse et à une étude détaillée du profil de forage, les équipes ont identifié l'unique couloir permettant de franchir le canal sans interférer avec les infrastructures déjà en place. Cette phase préparatoire s'est révélée déterminante pour garantir la sécurité de l'opération et anticiper les contraintes du chantier.
Sur le terrain, cette préparation s'est traduite par une exécution parfaitement maîtrisée. Les équipes ont réalisé un forage dirigé de 136 mètres linéaires destiné à la pose d'une canalisation en polyéthylène haute densité (PEHD) de diamètre 110 mm. Le tracé, composé exclusivement de courbes, nécessitait un pilotage particulièrement précis afin de respecter simultanément les exigences de planimétrie et de profondeur sur l'ensemble du parcours.
Au-delà de la performance technique, cette opération illustre les éléments indispensables à la réussite d'un forage dirigé en milieu fortement contraint : une étude préalable d'une grande précision, une implantation sans faille et l'expertise des équipes de terrain, capables de maintenir une trajectoire parfaitement maîtrisée malgré les obstacles présents dans le sous-sol.
Ce chantier mené à Béziers constitue ainsi un nouvel exemple de la complémentarité entre les études techniques et l'exécution opérationnelle. La coordination étroite entre le bureau d'études et les équipes de forage a permis de relever un défi technique particulièrement exigeant, tout en répondant aux standards de qualité et de sécurité attendus par GRDF. Une démonstration concrète de l'expertise développée par Bouisseren dans les travaux sans tranchée et les interventions en environnement complexe.
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